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  <title>le blog du salon de musique de jean-louis foucart</title>
  <description><![CDATA[les dernières nouvelles du Salon de musique des Compositeurs associés]]></description>
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<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/30/596-la-boite-a-musique-2010-de-jean-francois-zygel">
  <title>La boite à Musique 2010 de Jean-François  Zygel</title>
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  <dc:date>2010-07-30T16:46:58+02:00</dc:date>
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  <dc:creator>jlf-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <description>Hier soir sur la 2e chaine de télévision, le Sieur Jean-François Zygel revenait avec sa Boite à musique pour la 5e année consécutive, et la première fois de la saison..
Ce magazine musical a réuni 582.000 téléspectateurs, soit 6.9% de la part d'audience.
L'année dernière, la première de la saison avait réuni 450.000 téléspectateurs, et avait atteint 900.000 personnes lors de la dernière de la saison.


En sera t-il de même cette année? Voici deux réactions, l'une d'une téléspectatrice, l'autre d'un téléspectateur, contrastées comme on pourra le constater:</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Hier soir sur la 2e chaine de télévision, le Sieur Jean-François Zygel revenait avec sa <em>Boite à musique</em> pour la 5e année consécutive, et la première fois de la saison..<br />
Ce magazine musical a réuni 582.000 téléspectateurs, soit 6.9% de la part d'audience.<br />
L'année dernière, la première de la saison avait réuni 450.000 téléspectateurs, et avait atteint 900.000 personnes lors de la dernière de la saison.</p>


<p>En sera t-il de même cette année? Voici deux réactions, l'une d'une téléspectatrice, l'autre d'un téléspectateur, contrastées comme on pourra le constater:</p> <p>- <em>Avez-vous vu le denier Zygel&nbsp;? C'était un hommage à la Demoiselle Nolwen !! Ma parole, le cameraman est  amoureux, ;-) ,  on n'a vu que cette (jolie) dame à l'écran...</em><br />
<em>Dommage qu'on n'ait pas entendu les chanteurs invités, Hugues Aufray, le jeune rappeur, et Nolwen...En fait j'ai trouvé l'émission assez moyenne...des redites, et le chapitre Chopin, bâclé.</em></p>


<p>- <em>Ah! pour une fois, l'émission était réussie, bien rythmée - on ne s'ennuyait pas une minute, on s'endormait encore moins malgré l'heure tardive-; le décor du studio est beaucoup mieux qu'avant, moins "flashy", la prise de vue plus fluide - à moins que ce soit le montage qui est mieux réalisé?</em>
<em>Pas de discours ou réflexions inutiles, tout pour la musique... Bravo Monsieur Zygel !</em> <br />
<em>Et les invités ont été à la hauteur, avec un Hugues Aufray très mélomane, une jolie fille que l'on nous montrait davantage que la violoniste - et c'est tant mieux - et des musiciens toujours aussi bien choisis et à la hauteur de la tâche. J'ai particulièrement apprécié la prestation et l'humour du jeune Wang Lee. Je regarderai la prochaine émission. C'est quand, au fait?</em></p>]]></content:encoded>
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<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/26/595-giuseppe-penone-a-l-origine-etait-le-souffle">
  <title>Giuseppe PENONE - À l'origine était le souffle</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/26/595-giuseppe-penone-a-l-origine-etait-le-souffle</link>
  <dc:date>2010-07-26T12:30:10+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Rinaldi</dc:creator>
  <dc:subject>Beaux-Arts</dc:subject>
  <description>
  Rovesciare i propri occhi (« retourner ses  propres yeux »), 1970. 
Dans cet autoportrait de ses débuts à Arte Povera,  Penone se photographie portant des verres de contact miroitants et  réfléchissant la lumière qui recouvrent l&amp;rsquo;iris et la pupille. Rendu ainsi physiquement  aveugle par cet pellicule de verre, l&amp;rsquo;artiste dépasse les contingences de la  réalité visuelle extérieure pour mieux retrouver une forme de regard  intériorisé qui se veut forcément plus authentique, en même temps qu&amp;rsquo;il affirme  que le regard qu&amp;rsquo;un artiste porte sur le monde est comme un miroir, exacerbé  par sa sensibilité, du monde lui-même. Cette dialectique du regard alterné  entre l&amp;rsquo;artiste et le monde n&amp;rsquo;est pas nouvelle et se rencontre dans bon nombre  d&amp;rsquo;autoportraits célèbres dont celui, fameux, de Nicolas Poussin et daté de 1650,  conservé au Louvre, qui fascina tant les artistes et les philosophes du XXe  siècle. Il est probable que Giuseppe Penone s&amp;rsquo;en est souvenu lorsqu&amp;rsquo;il conçut  cette photographie, transposant le contenu discrètement allégorique du tableau  de Poussin au niveau de la surface « miroitante » de ses propres  yeux.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.smh.com.au/ffximage/2008/06/27/penone_wideweb__470x362,0.jpg"><img src="http://www.smh.com.au/ffximage/2008/06/27/penone_wideweb__470x362,0.jpg" width="470" height="362" border="0"></a><br>
  <strong><em>Rovesciare i propri occhi (&laquo;&nbsp;retourner ses  propres yeux&nbsp;&raquo;), 1970. </em></strong></p>
<p><em>Dans cet autoportrait de ses d&eacute;buts &agrave; Arte Povera,  Penone se photographie portant des verres de contact miroitants et  r&eacute;fl&eacute;chissant la lumi&egrave;re qui recouvrent l&rsquo;iris et la pupille. Rendu ainsi physiquement  aveugle par cet pellicule de verre, l&rsquo;artiste d&eacute;passe les contingences de la  r&eacute;alit&eacute; visuelle ext&eacute;rieure pour mieux retrouver une forme de regard  int&eacute;rioris&eacute; qui se veut forc&eacute;ment plus authentique, en m&ecirc;me temps qu&rsquo;il affirme  que le regard qu&rsquo;un artiste porte sur le monde est comme un miroir, exacerb&eacute;  par sa sensibilit&eacute;, du monde lui-m&ecirc;me. Cette dialectique du regard altern&eacute;  entre l&rsquo;artiste et le monde n&rsquo;est pas nouvelle et se rencontre dans bon nombre  d&rsquo;autoportraits c&eacute;l&egrave;bres dont celui, fameux, de Nicolas Poussin et dat&eacute; de 1650,  conserv&eacute; au Louvre, qui fascina tant les artistes et les philosophes du XXe  si&egrave;cle. Il est probable que Giuseppe Penone s&rsquo;en est souvenu lorsqu&rsquo;il con&ccedil;ut  cette photographie, transposant le contenu discr&egrave;tement all&eacute;gorique du tableau  de Poussin au niveau de la surface &laquo;&nbsp;miroitante&nbsp;&raquo; de ses propres  yeux. L&agrave; o&ugrave; Poussin sugg&egrave;re l&rsquo;essence m&ecirc;me de son m&eacute;tier &ndash; l&rsquo;artiste doit  r&eacute;v&eacute;ler la condition humaine &agrave; travers l&rsquo;h&eacute;ritage gr&eacute;co-romain et  jud&eacute;o-chr&eacute;tien &ndash; par une mise en ab&icirc;me de la surface de la toile, entre  pr&eacute;sence r&eacute;elle et illusion propre &agrave; l&rsquo;image peinte, &nbsp;Penone focalise la mission de l&rsquo;artiste sur  cette surface r&eacute;fl&eacute;chissante, au double sens du terme, que sont&nbsp; le regard / les yeux de l&rsquo;artiste. J&rsquo;aurai  bient&ocirc;t l&rsquo;occasion de revenir plus en d&eacute;tails sur l&rsquo;autoportrait de N.Poussin,  dans un prochain article consacr&eacute; &agrave; cet artiste au g&eacute;nie souvent mal connu. </em></p>
<p><a href="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/Nicolas_Poussin_078.jpg/456px-Nicolas_Poussin_078.jpg"></a><img src="http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/d/d9/Nicolas_Poussin_078.jpg/456px-Nicolas_Poussin_078.jpg" width="456" height="600"></p>
<p><em>Nicolas Poussin, Autoportrait, 1650, Paris, Mus&eacute;e  du Louvre.</em></p>
<p><strong><u>LE CADET D&rsquo;ARTE POVERA</u></strong></p>
<p>N&eacute; le 3 avril 1947 &agrave;  Garessio, dans le Pi&eacute;mont italien, Giuseppe Penone, est le plus jeune  repr&eacute;sentant de l&rsquo;Arte Povera, mouvement conceptuel italien des ann&eacute;es  1970-1980 (voir l&rsquo;article pr&eacute;c&eacute;dent consacr&eacute; &agrave; Giovanni ANSELMO).<br>
  Son &oelig;uvre, profond&eacute;ment  originale, unanimement salu&eacute;e par la critique et les institutions artistiques,  fait suffisamment rare pour &ecirc;tre signal&eacute;, fait de lui un des acteurs majeurs de  l&rsquo;art contemporain. D&rsquo;aucuns le consid&egrave;rent m&ecirc;me comme le plus grand artiste  vivant.<br>
  Homme discret, vivant  modestement dans un village montagneux de sa r&eacute;gion natale, Penone, dou&eacute; d&rsquo;une  grande culture litt&eacute;raire et artistique, cultive une connaissance approfondie  de la for&ecirc;t dans laquelle il puise ses mat&eacute;riaux et la mati&egrave;re d&rsquo;une r&eacute;flexion  fond&eacute;e sur les rapports homme/nature et l&rsquo;ontologie de l&rsquo;&ecirc;tre (<em>esse</em>) &agrave; travers les cycles naturels, les  notions de devenir et d&rsquo;effacement, d&rsquo;empreinte et de dissolution, de surface  et de mati&egrave;re, &agrave; travers un ensemble de jeux s&eacute;mantiques unissant les  diff&eacute;rents modes de perception et de &laquo;&nbsp;r&eacute;flexion&nbsp;&raquo;.<br>
  Penone r&eacute;concilie l&rsquo;art  conceptuel avec le monde sensible, le travail de l&rsquo;homme avec la mati&egrave;re  naturelle. <br>
  Sa d&eacute;marche se fonde sur  la recherche de &laquo;&nbsp;signes&nbsp;&raquo; dans la nature qui r&eacute;v&egrave;leraient une  m&eacute;moire des origines inscrite dans la mati&egrave;re, qu&rsquo;elle soit organique ou  inanim&eacute;e. La pr&eacute;sence de l&rsquo;homme y joue le r&ocirc;le de r&eacute;v&eacute;latrice de la  m&eacute;tamorphose de la mati&egrave;re, du temps qui s&rsquo;&eacute;coule inexorablement, entra&icirc;nant  dans son sillage l&rsquo;ensemble de la cr&eacute;ation, avec son cort&egrave;ge de mort, de  recommencement, d&rsquo;effacement et de renouvellement. En r&eacute;v&eacute;lant tous ces  processus complexes dans des installations constitu&eacute;es de mati&egrave;res brutes ou  transform&eacute;es par l&rsquo;homme, Penone nous parle du Destin, auquel il donne une  r&eacute;alit&eacute; perceptible par des &oelig;uvres d&rsquo;une ind&eacute;niable pr&eacute;sence mat&eacute;rielle et  sensible.<br>
  L&rsquo;air et l&rsquo;eau, en tant  que fluides dynamiques &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans les processus de transformation de la  mati&egrave;re dans la nature, occupent une place d&eacute;terminante dans son travail.<br>
  En m&ecirc;me temps, Penone  &eacute;tudie les rapports sensibles entre les surfaces, celle de la peau humaine avec  celle des feuilles des arbres par exemple, ou encore replace le geste cr&eacute;ateur  de l&rsquo;artiste comme catalyseur des m&eacute;tamorphoses de la nature ch&egrave;res &agrave; Ovide et  &agrave; la mythologie grecque, tous deux sources d&rsquo;inspiration puissantes dans bon  nombre de ses &oelig;uvres.</p>
<p><strong><u>&laquo;&nbsp;LA MONTAGNE DEVIENT SABLE&hellip;CE N&rsquo;EST QU&rsquo;UNE  QUESTION DE TEMPS&nbsp;&raquo;</u></strong> </p>
<p>Pour Penone, tout est  fluide, donc dynamique dans la nature, y compris la roche. Rejoignant par le  plus grand des hasards la conception du bouddhisme Zen, dont il est notoirement  &eacute;tranger, Penone tente de nous faire sentir que l&rsquo;action exerc&eacute;e par les  fluides tels que l&rsquo;eau et le vent aura toujours raison des mati&egrave;res le plus  r&eacute;sistantes et, &agrave; priori, &laquo;&nbsp;inalt&eacute;rables&nbsp;&raquo;, comme la roche.</p>
<p><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/07.jpg"><img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/07.jpg" width="500" height="413"></a></p>
<p>Dans l&rsquo;&oelig;uvre ci-dessus,  intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;ETRE FLEUVE&nbsp;&raquo; (essere fiume), dat&eacute;e de 1981, l&rsquo;artiste a  pr&eacute;lev&eacute; un galet dans un torrent montagnard et a sculpt&eacute; une copie exacte dans  la m&ecirc;me roche que l&rsquo;original, reproduisant le geste d&rsquo;&eacute;rosion de l&rsquo;eau du  fleuve par son ciseau de sculpteur. L&rsquo;artiste s&rsquo;efface derri&egrave;re l&rsquo;objet  lui-m&ecirc;me qui se confond alors avec le geste (re)cr&eacute;ateur du  &laquo;&nbsp;fleuve&nbsp;&raquo;, appellation ici g&eacute;n&eacute;rique pour tout cours d&rsquo;eau capable  d&rsquo;arracher des fragments au lit rocheux, de les transporter et de les  &laquo;&nbsp;sculpter&nbsp;&raquo; au gr&eacute; des chocs. L&rsquo;artiste devient ce fleuve  (&laquo;&nbsp;&ecirc;tre fleuve&nbsp;&raquo;) dont le po&egrave;te grec H&eacute;raclite avait fait la  m&eacute;taphore du temps qui s&rsquo;&eacute;coule et sur lequel on ne peut revenir car on ne s&rsquo;y  baigne jamais dans la m&ecirc;me eau. <br>
  Cette modeste sculpture  se situe aux antipodes du narcissisme propre &agrave; tout artiste qui se respecte.  Celui-ci n&rsquo;y imprime en effet aucune &laquo;&nbsp;cr&eacute;ativit&eacute;, aucun  &laquo;&nbsp;style&nbsp;&raquo;, aucune marque de fabrique et signature qui permettraient  d&rsquo;en identifier l&rsquo;auteur. D&rsquo;auteur, il n&rsquo;y en a pas, except&eacute; ce  &laquo;&nbsp;fleuve&nbsp;&raquo; dont l&rsquo;artiste a pr&eacute;lev&eacute; un morceau (de pierre) et, en le  reproduisant, en a &laquo;&nbsp;immortalis&eacute;&nbsp;&raquo; un moment de l&rsquo;action, de ce cours  puissant qui &eacute;rode les rochers jusqu&rsquo;&agrave; les pulv&eacute;riser en les transformant en  sable. L&rsquo;&oelig;uvre se veut ici un t&eacute;moignage de ce stade interm&eacute;diaire entre la  montagne et le sable et le ciseau du sculpteur, se substituant un instant &agrave;  l&rsquo;eau &agrave; laquelle rien ne r&eacute;siste, un hommage de l&rsquo;homme aux cycles de  transformation perp&eacute;tuelle de la mati&egrave;re par une dynamique universelle&nbsp;:  celle de la nature m&ecirc;me.  </p>
<p><strong><u>&laquo;&nbsp;L&rsquo;ARBRE SE SOUVIENDRA DU CONTACT&nbsp;&raquo;</u></strong><u> </u></p>
<p><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/01.jpg"> <img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/01.jpg" width="217" height="331" border="0">  </a> <img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/02.jpg" width="260" height="331"></p>
<p>Comme beaucoup  d&rsquo;artistes de la mouvance conceptuelle ou se r&eacute;clamant du Pop&rsquo;Art des ann&eacute;es  1960, Penone s&rsquo;interroge sur la place du corps humain dans l&rsquo;art et tout  particuli&egrave;rement de celle du corps de l&rsquo;artiste dans le processus cr&eacute;ateur,  corps qui devient le terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentation artistique favori. Loin de se  livrer &agrave; des &laquo;&nbsp;Happenings&nbsp;&raquo; spectaculaires au cours desquels il se  mutile ou utilise son sang comme mati&egrave;re premi&egrave;re, comme le font certains de  ses coll&egrave;gues fran&ccedil;ais ou am&eacute;ricains, &agrave; cette &eacute;poque de r&eacute;volution et de  contestation,&nbsp; Penone, dans une d&eacute;marche  fonci&egrave;rement habit&eacute;e par un id&eacute;al esth&eacute;tique de beaut&eacute;, au sens platonicien du  terme, utilise des empreintes de son corps dans des mati&egrave;res naturelles in situ  ou encore travaill&eacute;e par ses soins, pour, l&agrave; encore, en r&eacute;v&eacute;ler les  m&eacute;tamorphoses sous l&rsquo;action des fluides ou de la mati&egrave;re vivante, tout  simplement.</p>
<p>L&rsquo;&oelig;uvre ci-dessus est  intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;ALPES MARITIMES&nbsp;: IL POURSUIVRA SA CROISSANCE, SAUF EN CE  POINT&nbsp;&raquo; et s&rsquo;&eacute;chelonne entre 1968 et 1978, dates respectives des deux  photographies. </p>
<p>Consid&eacute;rant que la  mati&egrave;re vivante est, comme toute autre mati&egrave;re, elle aussi fluide, Penone fait  photographier en 1968 sa main empoignant le tronc d&rsquo;un jeune arbre situ&eacute; dans  une for&ecirc;t des Alpes Maritimes et fait couler un moulage en bronze de cette m&ecirc;me  main qu&rsquo;il fixe sur l&rsquo;empreinte laiss&eacute;es sur l&rsquo;arbre, comme pour en  mat&eacute;rialiser le souvenir. L&rsquo;arbre continue de cro&icirc;tre malgr&eacute; la pr&eacute;sence de  cette main intruse et, dix ans apr&egrave;s, Penone photographie l&rsquo;arbre dont le tronc  s&rsquo;est &eacute;largi, incrustant dans l&rsquo;&eacute;corce la main de bronze laiss&eacute;e par l&rsquo;artiste  comme signe de son intervention pass&eacute;e. <br>
  La vie a triomph&eacute; de la  blessure inflig&eacute;e par la main de l&rsquo;homme et la mati&egrave;re ligneuse s&rsquo;est  d&eacute;velopp&eacute;e, telle un fluide irr&eacute;pressible. <br>
</p>
<table width="100%" border="0">
  <tr>
    <th width="19%" scope="row"><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/m/03.jpg"><img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/m/03.jpg" width="200" height="303" border="0"></a></th>
    <td width="81%">Ici, Penone se r&eacute;v&egrave;le,  tout comme son coll&egrave;gue d&rsquo;Arte Povera, Giovanni ANSELMO, un remarquable land  artiste.<br>
Toujours en 1968, Penone  enserre un arbre de la m&ecirc;me for&ecirc;t d&rsquo;un lacis de fils de fer reproduisant  succinctement sa silhuette. Dix ans apr&egrave;s, le diam&egrave;tre de l&rsquo;arbre s&rsquo;est accru,  laissant appara&icirc;tre les profonds sillons laiss&eacute;s sur son &eacute;corce par ladite  silhouette, l&agrave; encore, comme une cicatrice d&rsquo;une blessure inflig&eacute;e par l&rsquo;homme  mais dont la vie a de toute fa&ccedil;on su triompher.<br>
Cette &oelig;uvre s&rsquo;intitule  &laquo;&nbsp;ALPES MARITIMES&nbsp;: L&rsquo;ARBRE SE SOUVIENDRA DU CONTACT&nbsp;&raquo;, 1968 (voir  la photographie ci-contre prise en 1978 soit dix ans apr&egrave;s le  &laquo;&nbsp;contact&nbsp;&raquo;)</td>
  </tr>
</table>
<p><strong><u>LES ARBRES AURONT LE DERNIER MOT</u></strong></p>
<table width="100%" border="0">
  <tr>
    <th scope="row"><a href="http://www.art-kerguehennec.com/images/parc/penone.jpg"><img src="http://www.art-kerguehennec.com/images/parc/penone.jpg" width="262" height="350"></a></th>
    <td>Dans &laquo;&nbsp;SENTIER DE CHARME&nbsp;&raquo;,  1986, FRAC de Bretagne, l&rsquo;artiste a sculpt&eacute; une vague silhouette humaine en  bronze qu&rsquo;il a dispos&eacute; &agrave; m&ecirc;me le sol de la for&ecirc;t bretonne. Quelques arceaux de  m&eacute;tal signalent &agrave; l&rsquo;arri&egrave;re les traces du cheminement de l&rsquo;homme sur le sol  feuillu de cette for&ecirc;t. Penone a plant&eacute; un jeune charme au pied de la sculpture  et dont le tronc en traverse d&eacute;j&agrave; les parties laiss&eacute;es creuses &agrave; cette fin. 
    L&rsquo;arbre va grandir, envelopper de ses branches la sculpture, puis la  contraindre de son puissant tronc jusqu&rsquo;&agrave; la disloquer et la faire dispara&icirc;tre.</td>
  </tr>
</table>
<p>  Seules les quelques traces du cheminement subsisteront comme ultimes t&eacute;moins de  ce qui fut une pr&eacute;sence de l&rsquo;homme &agrave; travers une silhouette de bronze, mati&egrave;re  noble et symbolisant &agrave; la fois la sculpture et les arts du feu. Ici encore, la  mati&egrave;re vivante, ce fluide ininterrompu, aura vaincu l&rsquo;&oelig;uvre de l&rsquo;homme, forg&eacute;e  dans un m&eacute;tal pourtant si solide. <br>
  <a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/05.jpg"><img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/05.jpg" width="500" height="633"></a> <br>
  Avec cet &laquo;&nbsp;ARBRE DE 5 METRES&nbsp;&raquo;  (<em>Albero di 5 metri</em>) datant de 1973 et  appartenant aux collections du Centre Pompidou (MNAM), Penone tente de  retrouver l&rsquo;arbre dans la poutre taill&eacute;e par la main de l&rsquo;homme. Son ciseau va  explorer la mati&egrave;re du bois mort pour retrouver le r&eacute;seau des fibres et des  n&oelig;uds pour le faire r&eacute;appara&icirc;tre, comme une sorte de r&eacute;surrection de l&rsquo;arbre coup&eacute;  et taill&eacute; par l&rsquo;homme. Ainsi Penone fait-il &laquo;&nbsp;rena&icirc;tre&nbsp;&raquo; l&rsquo;arbre en  lui redonnant une seconde vie, sa main et son ciseau de sculpteur ne jouant le  r&ocirc;le que de r&eacute;v&eacute;lateurs d&rsquo;une vie latente, contenue dans les entrailles d&rsquo;une  poutre d&rsquo;un bois apparemment mort. Le sculpteur, &agrave; l&rsquo;instar de Pygmalion, donne  vie &agrave; la mati&egrave;re inerte, du moins par la m&eacute;taphore de son travail de cr&eacute;ateur  de formes &laquo;&nbsp;vivantes&nbsp;&raquo;. <br>
  Nous retrouvons une  d&eacute;marche similaire dans d&rsquo;autres &oelig;uvres de Penone (photographies ci-dessous) telles  que &laquo;&nbsp;L&rsquo;ARBRE HELICO&Iuml;DAL&nbsp;&raquo; de 1988, o&ugrave; l&rsquo;artiste a  &laquo;&nbsp;retrouv&eacute;&nbsp;&raquo; l&rsquo;arbre initial au c&oelig;ur d&rsquo;une planche vrill&eacute;e ou encore  dans le &laquo;&nbsp;CEDRE DE VERSAILLES&nbsp;&raquo; de 2002, sculpt&eacute; dans le tronc d&rsquo;un  grand c&egrave;dre du parc du ch&acirc;teau de Versailles, abattu &agrave; la suite de la temp&ecirc;te  de 1999 (collections particuli&egrave;res) </p>
<p><em>&nbsp;</em><img src="http://www.exporevue.com/images/magazine/1422penone17.jpg http://www.exporevue.com/images/magazine/1423penone13.jpg" width="500" height="346"></p>
<p>L&rsquo;impressionnante  installation du Jardin des Tuileries, &laquo;&nbsp;L&rsquo;ARBRE AUX VOYELLES&nbsp;&raquo; (2004)  proc&egrave;de d&rsquo;une dialectique encore plus radicale, proche de la s&eacute;rie &laquo;&nbsp;ALPES  MARITIMES&nbsp;&raquo; des ann&eacute;es 1970.<br>
  Penone  a dispos&eacute; le moulage en bronze d&rsquo;un ch&ecirc;ne de 14 m&egrave;tres de long, lui  aussi renvers&eacute; par le vent, l&rsquo;autre fluide naturel qui fascine tant l&rsquo;artiste,  au beau milieu du c&eacute;l&egrave;bre jardin parisien. Ce simulacre d&rsquo;arbre, &oelig;uvre d&rsquo;airain  de la main de l&rsquo;homme, est entour&eacute; de cinq jeunes ch&ecirc;nes, symbolisant les cinq  voyelles de l&rsquo;alphabet (italien, dans lequel le Y est absent), &agrave; la mani&egrave;re du  c&eacute;l&egrave;bre po&egrave;me <em>&laquo;&nbsp;Voyelles</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;Arthur Rimbaud. Petit &agrave; petit,  les jeunes ch&ecirc;nes, poussant au rythme des saisons, deviendront un immense  bosquet de grands arbres qui auront compl&egrave;tement emprisonn&eacute; l&rsquo;arbre de bronze,  au point de le faire dispara&icirc;tre, du moins visuellement. Mais nous ne verrons  jamais le r&eacute;sultat car il faut entre 180 et 200 ans pour obtenir un ch&ecirc;ne  adulte. Le temps de l&rsquo;arbre d&eacute;passe celui de la vie humaine, ce qui explique  notamment pourquoi cet arbre fut tr&egrave;s t&ocirc;t r&eacute;v&eacute;r&eacute; et &eacute;rig&eacute; comme symbole de  puissance, de royaut&eacute; voire d&rsquo;immortalit&eacute; des &acirc;mes, par les premi&egrave;res civilisations  celtiques et, plus globalement, indo-europ&eacute;ennes.<br>
  Les  deux photographies ci-dessous montrent l&rsquo;installation l&rsquo;hiver et au printemps.</p>
<p><a href="http://img.over-blog.com/600x450/0/41/70/57/Exposition/Arbre-des-voyelles--Guiseppe-Penone-1.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/600x450/0/41/70/57/Exposition/Arbre-des-voyelles--Guiseppe-Penone-1.jpg" width="500" height="375" border="0"></a> </p>
<p><a href="http://img.over-blog.com/500x375/0/41/70/57/ART-EN-PLEIN-AIR/Tuileries-Penone-arbre-voyelles-printemps-5.jpg"><img src="http://img.over-blog.com/500x375/0/41/70/57/ART-EN-PLEIN-AIR/Tuileries-Penone-arbre-voyelles-printemps-5.jpg" width="500" height="375"></a></p>
<p>L&rsquo;ampleur de l&rsquo;installation, pour une &oelig;uvre vou&eacute;e &agrave;  dispara&icirc;tre, illustre &eacute;galement un th&egrave;me cher &agrave; Penone, celui de la Vanit&eacute; et  de l&rsquo;impermanence du monde. Les &oelig;uvres de l&rsquo;homme sont condamn&eacute;es au  d&eacute;p&eacute;rissement et seules celles de l&rsquo;Esprit traverseront les si&egrave;cles. </p>
<p><strong><u>&Agrave;  L&rsquo;ORIGINE ETAIT LE SOUFFLE</u></strong> </p>
<p>Nous ach&egrave;verons ce survol de l&rsquo;&oelig;uvre si foisonnante de  Penone avec une &oelig;uvre cl&eacute;, conserv&eacute;e dans les collections du Centre Pompidou  (MNAM) et datant de 1999. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une installation d&rsquo;&agrave; peu pr&egrave;s 100 m&egrave;tres carr&eacute;s,  constitu&eacute;e d&rsquo;une architecture (4 murs et une vo&ucirc;te) faite de parpaings v&eacute;g&eacute;taux  constitu&eacute;s de cages m&eacute;talliques renfermant des centaines de milliers de  feuilles de laurier. Au milieu de l&rsquo;espace ainsi constitu&eacute;, tr&ocirc;ne une &eacute;trange  sculpture de bronze dor&eacute;. L&rsquo;&oelig;uvre s&rsquo;intitule &laquo;&nbsp;RESPIRER L&rsquo;OMBRE&nbsp;&raquo; et  a &eacute;t&eacute; offerte par l&rsquo;artiste au Mus&eacute;e National d&rsquo;Art Moderne en 2004.</p>
<p><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/08.jpg"><img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/08.jpg" width="500" height="413"></a></p>
<p>Penone s&rsquo;inspire de l&rsquo;&oelig;uvre du grand po&egrave;te italien <strong>P&eacute;trarque </strong>(1304-1374) qui, dans son <em>&laquo;&nbsp;Canzoniere&nbsp;&raquo;</em> chante son amour pour la belle <strong>Laure de Noves</strong>, rencontr&eacute;e &agrave; Avignon. </p>
<p>Le choix du laurier r&eacute;pond &agrave; une symbolique imbriqu&eacute;e et subtile. Il  fait &eacute;cho, par homophonie au pr&eacute;nom de la belle, Laure. <br>
  Dans un des versets de ce po&egrave;me, P&eacute;trarque &eacute;voque l&rsquo;image de Laure en  ces termes&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Ses cheveux  &eacute;taient d&rsquo;or et d&eacute;nou&eacute;s dans le vent&nbsp;&raquo;</strong> (&laquo;&nbsp;<em>Erano i capei d&rsquo;or a <strong><u>l&rsquo;aura </u></strong>sparsi&nbsp;</em>&raquo;)</p>
<p>On remarquera que le mot laurier renvoie &eacute;galement, par jeu de mots, au  mot &laquo;&nbsp;vent&nbsp;&raquo; <strong><em><u>(&laquo;&nbsp;l&rsquo;aura&nbsp;&raquo;</u></em></strong>). Il  est &eacute;galement le symbole de l&rsquo;inspiration po&eacute;tique, la belle Laure ayant  inspir&eacute; au po&egrave;te une des plus belles &oelig;uvres de la litt&eacute;rature m&eacute;di&eacute;vale  italienne. <br>
  Or le dieu protecteur des po&egrave;tes, l&rsquo;inspirateur supr&ecirc;me de leur g&eacute;nie  est le dieu Apollon, dont l&rsquo;arbre embl&eacute;matique est justement le laurier,  lui-m&ecirc;me symbole de lumi&egrave;re (il s&rsquo;agit d&rsquo;un arbre m&eacute;diterran&eacute;en aux feuilles  vernies qui &laquo;&nbsp;r&eacute;fl&eacute;chissent&nbsp;&raquo; la lumi&egrave;re du soleil) et d&rsquo;immortalit&eacute;  (le laurier &eacute;tant une esp&egrave;ce v&eacute;g&eacute;tale &agrave; feuilles non caduques).</p>
<p>On sait par ailleurs que le mot laurier partage une &eacute;tymologie commune  avec deux autres mots&nbsp;latins&nbsp;: </p>
<ol>
  <li><strong>AUREUS</strong>&nbsp;: l&rsquo;or</li>
  <li><strong>AUREA</strong>&nbsp;: l&rsquo;aube</li>
</ol>
<p>Cette &eacute;tymologie commune renvoie &agrave; la racine indo-europ&eacute;enne <strong>AURE</strong> qui signifie le &laquo;&nbsp;souffle  originel&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Ainsi se trouvent raccroch&eacute;s les wagons du puzzle s&eacute;mantique autour du  personnage f&eacute;minin de P&eacute;trarque&nbsp;:</p>
<p>LAURIER = APOLLON = SOLEIL = L&rsquo;OR = LUMIERE = LE SOUFFLE DE L&rsquo;AUBE (le  &laquo;&nbsp;vent&nbsp;&raquo; du verset de P&eacute;trarque) = LA MUSE DU POETE (Laure de Noves)</p>
<p>Mais, au fait, o&ugrave; se trouve figur&eacute; ce &laquo;&nbsp;vent&nbsp;&raquo;, ce  &laquo;&nbsp;souffle&nbsp;&raquo; dont Laure de Noves &eacute;tait la muse dans l&rsquo;installation de  Penone&nbsp;?</p>
<p><a href="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/09.jpg"><img src="http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-penone/images/xl/09.jpg" width="500" height="647"></a> </p>
<p>Tout bonnement, au milieu de l&rsquo;espace d&eacute;fini par l&rsquo;immense cage de  laurier. L&rsquo;&eacute;trange sculpture en bronze dor&eacute;e, intitul&eacute;e &laquo;&nbsp;PEAU DE  FEUILLES&nbsp;&raquo; &eacute;voque tout &agrave; la fois deux silhouettes humaines comme  &laquo;&nbsp;p&eacute;trifi&eacute;e&nbsp;&raquo; dans le m&eacute;tal (= le po&egrave;te et sa muse bien-aim&eacute;e) mais  aussi deux branches de laurier serties d&rsquo;or,&nbsp;  s&eacute;par&eacute;es par un vide dont la forme stylise deux poumons humains, l&agrave; o&ugrave;  passe ce souffle invisible qui inspira P&eacute;trarque, tel le souffle d&rsquo;Apollon,  immortel comme l&rsquo;aube et l&rsquo;or qui est aussi la couleur de l&rsquo;astre solaire dont  le dieu est l&rsquo;incarnation parfaite. </p>
<table width="100%" border="0">
  <tr>
    <th width="28%" scope="row"><a href="http://blogs.sistearth.com/nirnaeth/images/Liaisonsdangereuses_14353/LeBerninApollonetDaphn.jpg"><img src="http://blogs.sistearth.com/nirnaeth/images/Liaisonsdangereuses_14353/LeBerninApollonetDaphn.jpg" width="301" height="480" border="0"></a></th>
    <td width="72%"><p>N&rsquo;oublions pas non plus que le laurier naqu&icirc;t des suppliques de la  nymphe <strong>Daphn&eacute;</strong>, qui, voulant &eacute;chapper  aux assiduit&eacute;s d&rsquo;Apollon, supplia Zeus de la secourir. Et le roi des dieux la  transforma en laurier avant m&ecirc;me que le dieu Apollon ne put la rattraper et en  abuser.<br />
   Cet &eacute;pisode, relat&eacute; par Ovide dans ses <em>M&eacute;tamorphoses</em> a &eacute;t&eacute; sublim&eacute; par le ciseau du prince des sculpteurs,  Gian Lorenzo Bernini, dit <strong>LE BERNIN</strong> (1598-1680), dans un de ses plus fameux groupes en marbre (1622-1625) et aujourd&rsquo;hui  conserv&eacute; dans les collections de la Villa Borghese de Rome (photo ci-contre).</p></td>
  </tr>
</table>
<p>La &laquo;&nbsp;PEAU DE FEUILLES&nbsp;&raquo; se r&eacute;f&egrave;re &agrave; cet instant d&eacute;cisif o&ugrave; la  nymphe se transforma en laurier, au contact de la main d&rsquo;Apollon sur son corps  tant convoit&eacute;. Et la peau de la belle se fit &eacute;corce de l&rsquo;arbre aux feuilles  scintillantes et immortelles, comme le dieu qui la d&eacute;sira tant, sans jamais la  poss&eacute;der. P&eacute;trarque, &agrave; l&rsquo;image du dieu des po&egrave;tes, dut &eacute;galement se contenter  d&rsquo;un amour exclusivement platonique avec la belle Laure de Noves. Ainsi  l&rsquo;&eacute;pisode mythologique, tout comme l&rsquo;&oelig;uvre de Penone du Centre Pompidou illustre-t-il  l&rsquo;&eacute;ternel, mais si f&eacute;cond, th&egrave;me de la frustration. </p>
<p><a href="http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/01/1646736779.jpg"><img src="http://willemsconsultants.hautetfort.com/media/02/01/1646736779.jpg" width="375" height="500"></a></p>
<p>Enfin, Apollon, dieu au corps parfait, mod&egrave;le de perfection plastique,  incarne &eacute;galement la beaut&eacute; dont Penone, dans la lign&eacute;e de tant de g&eacute;n&eacute;rations  d&rsquo;artistes italiens, se veut le continuateur, avec les moyens de son  temps&nbsp;: le concept et l&rsquo;installation, propres au langage des arts plastiques  de la fin du XXe si&egrave;cle. En cela, il se montre digne h&eacute;ritier de Bernin et  d&rsquo;Ovide lui-m&ecirc;me qui introduit ses <em>M&eacute;tamorphoses</em> par le vers suivant&nbsp;: <br>
  &laquo;&nbsp;<strong><u>Aurea</u> prima sata  est aetas</strong>&nbsp;&raquo;&nbsp;: &laquo;&nbsp;<strong>&Agrave;  l&rsquo;origine fut l&rsquo;&Acirc;ge d&rsquo;Or</strong>&hellip;&nbsp;&raquo;.<br>
  Cet &Acirc;ge d&rsquo;Or auquel tout artiste r&ecirc;ve de revenir. C&rsquo;est sans doute cela  le message d&eacute;livr&eacute; par l&rsquo;&oelig;uvre tout entier de Penone, depuis maintenant pr&egrave;s  d&rsquo;un demi-si&egrave;cle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/24/593-florentine-mulsant-portrait-d-un-compositeur">
  <title>Florentine Mulsant : portrait d'un compositeur</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/24/593-florentine-mulsant-portrait-d-un-compositeur</link>
  <dc:date>2010-07-24T01:37:04+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>jlf-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Chez MusiComposer</dc:subject>
  <description>Florentine Mulsant est compositeur(*), membre du  jury de notre concours de Composition de MusiCommposer. 
  Elle me reçoit le 14 juin dernier dans sa  maison de ville aux murs blancs, une maison qui s'étage joliment sur le coteau  du Mont Valérien avec de grandes baies s'ouvrant plein sud sur une vue  imprenable de Paris.  La Tour Effel  s'invite, au loin.
  

  
    
    Je l'écoute. Elle se raconte, calme,  sérieuse, précise, très attentive et contrôlée. Puis tout à coup elle éclate de rire. Je la  prends en photo.
      Une heure   et demie  d'un entretien dense,  dont je sortirai pourtant avec l'impression d'être passé à coté de plein de  choses. 
     Peur d'être indiscret?
      
  

Ma musique? Elle  est très française, caractérisée par la couleur du son, le timbre, le choix des  instruments, dans la lignée des Ravel, Dutilleux, Messiaen. </description>
  <content:encoded><![CDATA[<em><a href="http://www.florentinemulsant.com/index.php3">Florentine Mulsant</a> est compositeur(*), membre du  jury de notre <a href="http://www.musicomposer.fr/sections.php?op=viewarticle&artid=39">concours de Composition</a> de MusiCommposer. </em><br>
  <em>Elle me re&ccedil;oit le 14 juin dernier dans sa  maison de ville aux murs blancs, une maison qui s'&eacute;tage joliment sur le coteau  du Mont Val&eacute;rien avec de grandes baies s'ouvrant plein sud sur une vue  imprenable de Paris. &nbsp;La Tour Effel  s'invite, au loin.</em><br>
  <br />
<table width="100%" border="0">
  <tr>
    <th width="250" scope="row"><img src="http://gilleslf.free.fr/Images/FlorentineMulsant01.jpg" alt="" width="250" height="188"></th>
    <td width="1112"><p><em>Je l'&eacute;coute. Elle se raconte, calme,  s&eacute;rieuse, pr&eacute;cise, très attentive et contr&ocirc;l&eacute;e. <br>Puis tout &agrave; coup elle &eacute;clate de rire. Je la  prends en photo.</em></p>
      <p><em>Une heure&nbsp;  et demie&nbsp; d'un entretien dense,  dont je sortirai pourtant avec l'impression d'&ecirc;tre passé &agrave; cot&eacute; de plein de  choses. </em><br>
     <em>Peur d'&ecirc;tre indiscret?</em><br />
      </p></td>
  </tr>
</table>
<p>Ma musique? Elle  est tr&egrave;s fran&ccedil;aise, caract&eacute;ris&eacute;e par la couleur du son, le timbre, le choix des  instruments, dans la lign&eacute;e des Ravel, Dutilleux, Messiaen. <br /> <p>J'ai d&eacute;but&eacute; le  piano &agrave; l'&acirc;ge de dix ans, quand un piano est entr&eacute; dans la maison familiale. Ce  fut le d&eacute;clic. Mes parents habitaient &agrave; Melun &agrave; l'&eacute;poque. J'ai pris des cours particuliers  et, pouss&eacute;e par mes professeurs, des cours de solf&egrave;ge acc&eacute;l&eacute;r&eacute;s. J'allais &agrave;  Paris une fois par semaine pour pr&eacute;parer le Concours du Conservatoire afin d'y  entrer avant l'&acirc;ge limite de 15 ans. <br>
  J'y ai pass&eacute;  ensuite 12 ans dans les ann&eacute;es 80s &agrave; parcourir successivement les classes de  contrepoint, fugue, orchestration, analyse, composition, avec autant de  concours en entr&eacute;e et en sortie, et des Prix, trois Premiers Prix (harmonie,  contrepoint, fugue). Mon Professeur &eacute;tait Alain Bancquart, le sp&eacute;cialiste des  micro-intervalles, un musicien &agrave; l'oreille inou&iuml;e !<br>
  <em>(Elle s'anime, veut &ecirc;tre convaincante)</em><br>
  Ce fut un  parcours tr&egrave;s dur, nous avions des &quot;mises en loge&quot; de 17 heures pour  &eacute;crire une fugue &agrave; la mani&egrave;re de Bach ou une orchestration &agrave; la fa&ccedil;on de Debussy.<br>
  Le prix de  composition,&nbsp; je l'ai eu &agrave; la Schola  Cantorum o&ugrave; j'ai suivi mon professeur Allain Gaussin pendant deux ans.<br />
  Ces ann&eacute;es au CNSMP  m'avaient format&eacute;e, avec un enseignement o&ugrave; les ma&icirc;tres &agrave; penser &eacute;taient Boulez,  Stockhausen, et bien s&ucirc;r Bancquart, &eacute;galement sp&eacute;cialiste de l'approche n&eacute;o-s&eacute;rielle.<br>
  C'est aux Etats-Unis  que je me suis lib&eacute;r&eacute;e des contraintes du Conservatoire, lors d'un s&eacute;jour de  presque un an &agrave; Boston avec mon mari en 1989. J'ai rencontr&eacute; plusieurs  compositeurs am&eacute;ricains, j'ai beaucoup &eacute;cout&eacute;, beaucoup lu, notamment les  m&eacute;moires de Berlioz, et je me suis vraiment ouverte &agrave; une musique plus tonale,  plus expressive. <br>
  Mais c'est  pourtant &agrave;&nbsp; 22 ans que &nbsp;j'ai &eacute;cris &quot;amers&quot; sur un po&egrave;me de  St John Perse. <br>
  <em>(Petit sourire de fiert&eacute;)</em><br>
  C'est une &oelig;uvre  qui est pour moi majeure car fondatrice de mon style. Je l'ai &eacute;crite dans le  dos de mes professeurs du conservatoire, car j'&eacute;tais s&ucirc;re qu'elle serait mal  jug&eacute;e !<br />
  Oui, j'ai &eacute;tudi&eacute;  l'&eacute;lectroacoustique &hellip; deux ans de classe. <br />
    <em>(Petite moue)</em> <br>
  Cela ne m'a pas  plus du tout! On travaille sur le bruit, pas sur la musique.<br />L'IRCAM? <br />
    <em>(Elle s'anime soudain, r&eacute;primant son  indignation) </em><br />
    Cest un  v&eacute;ritable scandale. Cette institution b&eacute;n&eacute;ficie de subventions &eacute;normes, et  pourquoi faire? Mis &agrave; part le &quot;<em>R&eacute;pons</em>&quot;  de Boulez, il n'en est jamais rien sorti qui m&eacute;rite vraiment de l'int&eacute;r&ecirc;t; il y  passe d'ailleurs surtout des compositeurs &eacute;trangers qui viennent et qui repartent&hellip;<br />
    </p>
<p>Aujourd'hui je  me sens des affinit&eacute;s en tant que compositeur avec Jean-Louis Florentz, mort  r&eacute;cemment, un tr&egrave;s grand compositeur, excellent orchestrateur. <em>L'anneau de Salomon</em> est une musique tr&egrave;s  inspir&eacute;e. Avec Eric Tanguy, dont le style a beaucoup &eacute;volu&eacute; depuis sa sortie du  Conservatoire, plus m&eacute;lodique, plus accessible. Avec Olivier Greif aussi, dont  Henri Demarquette a cr&eacute;&eacute; &quot;La Sonate de Requiem&quot; lors de son r&eacute;cent  concert au Th&eacute;&acirc;tre des Champs Elys&eacute;es.<br>
  Et bien s&ucirc;r avec  Dutilleux dont l'oeuvre &quot;Ainsi la nuit&quot; m'a inspir&eacute; pour mon premier  quatuor &agrave; cordes (Opus 26) qui est une commande de Radio France.<br />
  J'ai eu deux autres commandes de  Radio France, ma symphonie pour cordes Opus 32 qui a &eacute;t&eacute; cr&eacute;&eacute;e au festival <em>Pr&eacute;sences</em> sous la baguette de Daniel Kawka et ma 2e symphonie Opus 33  &quot;<em>Exil</em>&quot; pour grand orchestre cr&eacute;&eacute;e &agrave; Prague en avril 2008 et dirig&eacute;e  par Charles Olivier-Munroe. <br />
</p>
<em>
<p>
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  </object>
  <br />
<strong><em>Symphonie pour cordes Op 32 - 1er et 2e mouvements </em></strong>(enregistrement <em>Live</em>, Festival de Montpellier, Orch. de Radio France, Direction Enrique Mazzola)</p></em>
<p>  J'ai des projets, oui ! J'ai aussi une commande de  l'orchestre Philharmonique de Tr&egrave;ves, quatre nocturnes pour orchestre Opus 37,  cr&eacute;ation en juin 2011.<br />
  <em>(Mais la vie de Compositeur n'est pas un long fleuve tranquille)</em><br />
    Le compositeur a besoin d'&ecirc;tre  jou&eacute;, d'&ecirc;tre reconnu pour rester motiv&eacute;. Il faut trouver des relais pour se  faire conna&icirc;tre, on ne peut pas tout faire.<br />
    Mon &eacute;diteur est quelqu'un qui compte  beaucoup pour moi. Je l'ai rencontr&eacute; en 97. Il s'appelle FURORE. Il est bas&eacute; &agrave;  Kassel, en Allemagne. Il a pour caract&eacute;ristique de n'&eacute;diter que des femmes  compositeurs dont les musiques sont injustement m&eacute;connues, comme Clara Schuman, Eva Schorr, </strong>Helene  Mariane Stoll, Fanny Hensel (Mendelssohn).</strong><br />
  (<em>Elle s'anime)</em> &nbsp;</strong><br />
  Attention ! Il n'y a aucune  trace &nbsp;d'un </strong>quelconque  f&eacute;minisme dans ce choix. C'est une strat&eacute;gie artistique de soutien au &quot;r&eacute;pertoire abouti&quot;. </strong><br />
  Mon &eacute;diteur m'aide  beaucoup, me trouve des concerts&hellip; J'ai aussi depuis peu un agent, </strong>Pascal  GRIMOIN qui  est aussi Directeur Artistique de l'Orchestre de Gen&egrave;ve. Il d&eacute;veloppe son  activit&eacute; dans une structure baptis&eacute;e <em>Talents  d'artistes</em> (<a href="www.talents-dartiste.com">www.talents-dartiste.com</a>).</strong><br />
  Auparavant j'avais pris  des contacts avec les &eacute;diteurs fran&ccedil;ais, bien s&ucirc;r, mais ils se sont montr&eacute;s frileux,  manquant d'ambition, ils voulaient bien me prendre telle oeuvre mais pas telle autre&hellip;</strong><br />
&nbsp;</strong><br />
Comment je compose? </strong><br />
J'&eacute;cris &agrave; ma table, avec crayon,  gomme, aid&eacute;e de mon piano. Puis je confie mon travail &agrave; un copiste qui le saisit avec Finale.  Je passe ensuite de longues semaines &agrave; corriger, parfois &agrave; rectifier les  &eacute;preuves. Enfin j'envoie le r&eacute;sultat &agrave; mon &eacute;diteur qui en fait un tirage de 500  exemplaires &agrave; ses frais. Il pr&eacute;sente notamment son <a href="http://www.florentinemulsant.com/catalogue.php3">catalogue</a> au Salon de  Francfort qui est la manifestation la plus importante en Europe en mati&egrave;re  musicale.</strong><br />
Les corrections des  partitions demandent beaucoup de travail car il faut r&eacute;viser et la partition, et le mat&eacute;riel d'orchestre, les points de reprise n'&eacute;tant pas les m&ecirc;mes.</strong></p>
<p><img src="http://gilleslf.free.fr/Images/FlorentineMulsant02.jpg" width="500" height="350"></p>
</p><img src="http://gilleslf.free.fr/Images/FlorentineMulsant03.jpg" width="500" height="418">
<p><br />
  J'enseigne, oui. </strong><br />
  J'ai commenc&eacute; &agrave; Compi&egrave;gne,  une journ&eacute;e par semaine, puis pendant 10 ans, jusqu'en 2000, j'ai &eacute;t&eacute;  Professeur d'&eacute;criture &agrave; la Sorbonne (Paris IV) avec 8 heures de cours par  semaine. Je pr&eacute;parais les &eacute;tudiants au CAPES et &agrave;&nbsp; l'agr&eacute;gation. J'ai cess&eacute; de donner ces cours  car ils me prenaient trop de temps.</strong><br />
  &nbsp;</strong><br />
  <em>(Confidence</em>) </strong><br />
  C'est vrai que le travail  du compositeur est un travail solitaire, et j'en souffre un peu. C'est  d'ailleurs pour quoi j'ai repris l'enseignement de la composition au  Conservatoire de Suresnes et peut-&ecirc;tre irai-je un peu plus loin prochainement  avec un nouveau projet, ouvrir une classe d'&eacute;criture. </strong><br />
  &nbsp;</strong><br />
  Mes sources d'inspiration? </strong><br />
Oh, elles sont diverses. Ce  peut &ecirc;tre un po&egrave;me, une peinture, un tableau de Nicolas de Sta&euml;l - que j'aime  beaucoup -, une commande d'Orchestre, ou d'artistes (celles-l&agrave; ne sont pas  pay&eacute;es), par exemple ma passacaille Opus 29 &eacute;tait une commande de Lise de la  Salle; le 2e quatuor Opus 35 une commande du Quatuor Debussy pour  les Trans Musicales de Rennes. <br />Parfois&nbsp;  c'est l'&eacute;coute d'une musique qui me donne des id&eacute;es mais ce peut &ecirc;tre  aussi un &eacute;v&egrave;nement de ma vie personnelle. En fait il n'y a pas de d&eacute;clic oblig&eacute;.</strong></p>
<p><img src="http://gilleslf.free.fr/Images/FlorentineMulsant04.jpg" width="500" height="381"></p>
<p>  Oui, j'aime beaucoup la  musique pour cordes.&nbsp; Ecrire pour le  violon demande de bien conna&icirc;tre les techniques de jeu, mais n'est-ce pas vrai  pour tous les instruments? </strong><br />
  J'ai beaucoup travaill&eacute;  avec Lyonel Schmit pour &quot;Corail&quot;, moins pour &quot;D&eacute;dale&quot;, et  j'ai &eacute;crit sans probl&egrave;me la Passacaille. </strong></p>
<p>
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  </object>
  <br />
  <strong><em>Sonate pour violon Op 19 - 1er mouvement &quot;Corail&quot;</em></strong> (6'21, extrait du CD &quot;<a href="http://www.florentinemulsant.com/actu_disco.html">Chamber Music</a>&quot;)</p>
<p>  Avec la Sonate pour  violoncelle Opus 27 <em>[cr&eacute;e par Henri Demarquette]</em>, il n'y a pas eu de probl&egrave;me pour le premier mouvement,  mais pour le 2e, Henri m'a fait remarquer que ce n'&eacute;tait pas bien  &eacute;crit car avec l'ostinato sur le R&eacute;, je le privais d'un doigt ! J'ai repris  l'&eacute;criture en recherchant les cordes &agrave; vide.</strong></p>
<p>
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    <param name="movie" value="/ecrire/tools/dotsound/player/dewplayer.swf?son=mp3=http:http://gilleslf.free.fr/zic/Florentine_Mulsant-General%20Classical_-_Chamber_Music_-_Sonate%20Pour%20Violoncelle%20En_3_Mouvements%20Opus%2027_-_2nd%20Movement%20_%20Vif_Mordant.mp3&autoplay=" />
    <param name="bgcolor" value="FFFFFF" />
  </object>
  <br />
  <strong><em> Sonate pour Violoncelle Op 27 - 2e mouvement</em></strong> (Vif, mordant, 3'25, extrait CD <a href="http://www.florentinemulsant.com/actu_disco.html">Chamber Music)</a></p>
<p>En fait il faut trouver  l'&eacute;quilibre entre la difficult&eacute; de l'&eacute;criture et la r&eacute;alisation.<br />
Et puis il faut aussi se  m&eacute;fier des trait&eacute;s d'orchestrations qui comportent des erreurs. Par exemple, en  composant ma Symphonie &quot;Exil&quot; (Op.33), je me suis aper&ccedil;ue que le basson ne  peut pas monter plus loin que le Mi, alors qu'il est donn&eacute; pour aller jusqu'au Fa  dans plusieurs trait&eacute;s.</strong></p>

<p>  Est-ce que j'&eacute;cris vite?  Ca d&eacute;pend... </strong><em>(Les yeux se perdent au loin).</em></strong></p>

<p><object type="application/x-shockwave-flash" data="/ecrire/tools/dotsound/player/dewplayer.swf?son=http://gilleslf.free.fr/zic/Mulsant/Trio_pour_piano_violon_et_violoncelle_Op_23-II.mp3&autoplay=" width="200" height="20"> 
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  </object>
<br />
  <em><strong>Trio pour piano , violon, violoncelle Op 23, 1er mouvement (</strong></em>13'17, extrait CD <a href="http://www.florentinemulsant.com/actu_disco.html">Chamber Music</a>)</p>
<p>  Apr&egrave;s de longs mois de  silence, j'&eacute;cris en ce moment des Pr&eacute;ludes pour piano.</p>
<p>___________________</p>
<p>&nbsp;</strong><em>Jean-Louis Foucart</strong></em> pour MusiComposer</p>
<p>(*) Attention,  le m&eacute;tier de Compositeur reste masculin, comme celui de Recteur. ou d'Ing&eacute;nieur; pas de  Compositrice ou de Compositeuse ! :-)</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/20/592-jean-guillou-n-est-pas-content-on-lui-a-donne-la-legion-d-honneur">
  <title>Jean Guillou n'est pas content : Il a reçu la Légion d'honneur !</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/20/592-jean-guillou-n-est-pas-content-on-lui-a-donne-la-legion-d-honneur</link>
  <dc:date>2010-07-20T17:16:48+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>jlf-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <description>A 80 ans, le célèbre organiste et compositeur français Jean Guillou s'est vu offrir la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet dernier. Il proteste : il n'en veut pas.

Il ne veut pas la recevoir d'un gouvernement français qui ne fait rien, bien au contraire, pour la musique classique et qui a attendu ses 80 ans pour reconnaitre ses talents.
Toute les détails ci-après, dans ce billet de Marie-Aude Roux (édition du journal Le Monde daté du 21 juillet 2010) intitulé : Pas de rosette pour le " prophète des orgues "</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>A 80 ans, le célèbre organiste et compositeur français Jean Guillou s'est vu offrir la Légion d'honneur lors de la promotion du 14 juillet dernier. Il proteste&nbsp;: il n'en veut pas.
<br />
Il ne veut pas la recevoir d'un gouvernement français qui ne fait rien, bien au contraire, pour la musique classique et qui a attendu ses 80 ans pour reconnaitre ses talents.<br />
Toute les détails ci-après, dans ce billet de Marie-Aude Roux (édition du journal Le Monde daté du 21 juillet 2010) intitulé : <h3>Pas de rosette pour le " proph&egrave;te des orgues "</h3></p> <p>L'organiste et compositeur   fran&ccedil;ais Jean Guillou ne veut pas de la L&eacute;gion d'honneur. A 80 ans, il   est furieux et le dit : <em>" J'ai d&eacute;couvert avec stupeur mon nom parmi   la promotion du 14-Juillet. Non seulement je ne veux pas entrer dans   quelque l&eacute;gion que ce soit, f&ucirc;t-elle d'honneur, mais je d&eacute;teste   l'arbitraire et ne peux pas imaginer cousiner avec des gens qui ne me   plaisent pas. Je me suis toujours tenu &eacute;loign&eacute; des coteries d'opinions   et parades m&eacute;diatiques, a fortiori de tout syst&egrave;me politique. "</em></p>
          <p>Sans   aller jusqu'&agrave; reprendre l'adage lapidaire de Jean Yanne (<em>" La L&eacute;gion   d'honneur, c'est comme les h&eacute;morro&iuml;des, aujourd'hui n'importe quel cul   peut l'avoir "</em>), Jean Guillou entend au moins protester contre la   situation navrante de la musique <em>" classique "</em> et <em>" savante "</em>,   qu'il estime <em>" d&eacute;savou&eacute;e par toutes les instances officielles "</em>.   L'auteur de <em>La R&eacute;volte des orgues</em> (pour neuf organistes) a sign&eacute;   la p&eacute;tition qui d&eacute;non&ccedil;ait la derni&egrave;re s&eacute;lection des pensionnaires de la   Villa M&eacute;dicis (<em>Le Monde</em> du 11 juin 2010), ouverte pour la   premi&egrave;re fois, en juin, aux <em>" musiques de vari&eacute;t&eacute;s et autres genres   commerciaux "</em>.<em> " La chanteuse de chansonnettes</em> - Claire   Diterzi - <em>a pris la place d'un cr&eacute;ateur, alors m&ecirc;me que le nombre de   places r&eacute;serv&eacute;es aux musiciens avait d&eacute;j&agrave; diminu&eacute; "</em>, s'agace-t-il.</p>
          <p>Ex-enfant   prodige (on lui confie &agrave; 12 ans la tribune de l'&eacute;glise Saint-Serge   d'Angers), Jean Guillou est une compositeur prolixe et un organiste   internationalement reconnu, un transcripteur et un inventeur   d'instruments. C'est &agrave; Zurich qu'il a form&eacute;, de 1970 &agrave; 2005,   l'intelligentsia organiste mondiale, soit plus de 300 &eacute;l&egrave;ves. </p>
          <p>Alors   que la moindre d&eacute;cennie d'Henri Dutilleux (94 ans) ou de Pierre Boulez   (85 ans) prend des allures d'&eacute;v&eacute;nement national, les 80 printemps de   Jean Guillou ont fleuri sans que la France ne s'en &eacute;meuve : pas un   concert pour celui qui tient les grandes orgues de Saint-Eustache depuis   1963, alors que l'Allemagne lui a amplement rendu hommage. Ses oeuvres y   sont d'ailleurs &eacute;dit&eacute;es par la maison Schott, .</p>
          <p>Ce n'est pas un   hasard si Jean Guillou &eacute;voque son voisin et ami Julien Gracq, un autre   ind&eacute;pendant, qui d&eacute;clina, en 1951, le prix Goncourt pour <em>Le Rivage   des Syrtes</em>. Aux antipodes d'un Messiaen mystique et catholique,   l'homme &agrave; la chevelure blanche s'est toujours battu pour sortir l'orgue   des &eacute;glises, en cr&eacute;ant une oeuvre r&eacute;solument profane ou en concevant un   instrument <em>" qu'on pourrait transporter partout, comme un piano... "</em>.</p>
          <p>Par   sa col&egrave;re, le " proph&egrave;te de l'orgue " prend place dans une prestigieuse   lign&eacute;e de compositeurs. Berlioz avait ainsi boud&eacute; la fameuse rosette.   La petite histoire raconte qu'alors qu'on la lui proposait en place des 3   000 francs dus pour sa <em>Messe de requiem</em>, il temp&ecirc;ta : <em>" Je me   fous de votre croix. Donnez-moi mon argent. "</em> En 1920, Maurice   Ravel refusa sans commentaire. Perfide, Eric Satie s'en chargea : <em>"   Ravel refuse la L&eacute;gion d'honneur, mais toute sa musique l'accepte. "</em></p>
          <p><strong>Marie-Aude   Roux</strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/19/591-excellent-portrait-de-darius-milhaud-ce-soir-sur-arte">
  <title>Excellent portrait de Darius Milhaud ce soir sur ARTE.</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/19/591-excellent-portrait-de-darius-milhaud-ce-soir-sur-arte</link>
  <dc:date>2010-07-19T23:32:23+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>jlf-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <description>Je croyais connaitre Darius Milhaud, l'auteur du célèbre "Boeuf sur le toit", théoricien de la polytonalité et membre du fameux "Groupe des six". 
Avec le documentaire d'Arte que j'ai vu ce soir, j'ai découvert un compositeur prolixe (plus de 400 œuvres!) dont 19 quatuors !


Voici ce qu'en dit Arte, ainsi que la vidéo de l'émission :</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Je croyais connaitre Darius Milhaud, l'auteur du célèbre "Boeuf sur le toit", théoricien de la polytonalité et membre du fameux "Groupe des six". <br />
Avec le documentaire d'Arte que j'ai vu ce soir, j'ai découvert un compositeur prolixe (plus de 400 œuvres!) dont 19 quatuors&nbsp;!</p>


<p>Voici ce qu'en dit Arte, ainsi que la vidéo de l'émission&nbsp;:</p> <p><em>Darius Milhaud (1892-1974) est l'auteur d'une oeuvre musicale puissante, inspirée par son attachement aux traditions populaires, aux grands mythes grecs, à une spiritualité juive et oecuménique autant que par son ardent combat pour la liberté. Théoricien de l'écriture "polytonale" et membre du célèbre "groupe des Six" (qui rejetait la musique impressionniste et le wagnérisme), il est l'un des fondateurs de la musique contemporaine. De la Provence de sa jeunesse à la Californie où il trouva refuge pendant la Seconde Guerre mondiale, le film retourne sur les lieux où il vécut et travailla, et nous convie à une véritable traversée du siècle.</em>
<em>À partir des témoignages de Madeleine, son épouse et collaboratrice (disparue en 2008 à l'âge de 104 ans), mais aussi de son fils Daniel, de ses élèves et de musicologues, Cécile Clairval-Milhaud est partie sur les traces de cette personnalité hors du commun&nbsp;: à Rio de Janeiro, où il fut attaché culturel à l'ambassade de France, à New York et au Mills College (près de San Francisco) où il fut longtemps professeur, sans oublier Israël et Jérusalem, où il se rendit avec son librettiste Armand Lunel pour composer son grand opéra David. Riche en archives rares, ce portrait est ponctué d'interprétations vocales et instrumentales spécialement enregistrées pour le film.</em></p>
<object classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=10,0,0,0" id="playerArte" allowScriptAccess="always" width="450" height="255" ><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowScriptAccess" value="always" /><param name="quality" value="high"><param name="movie" value="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?lang=fr&mode=prod&videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fdarius%5Fmilhaud%5Fet%5Fsa%5Fmusique%2D3320702%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&videoId=3320702&localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&admin=false&configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&embed=true"><embed src="http://videos.arte.tv/videoplayer.swf?lang=fr&mode=prod&videorefFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Ffr%2Fdo%5Fdelegate%2Fvideos%2Fdarius%5Fmilhaud%5Fet%5Fsa%5Fmusique%2D3320702%2Cview%2CasPlayerXml%2Exml&videoId=3320702&localizedPathUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2F&admin=false&configFileUrl=http%3A%2F%2Fvideos%2Earte%2Etv%2Fcae%2Fstatic%2Fflash%2Fplayer%2Fconfig%2Exml&embed=true" width="450" height="255" allowFullScreen="true" name="playerArte" quality="high" allowScriptAccess="always" pluginspage="http://www.macromedia.com/go/getflashplayer" type="application/x-shockwave-flash"></embed></object>

<p>PS : Pour ceux que cela int&eacute;resse, j'ai post&eacute; en commentaire, <a href="http://www.foucart.net/?2010/06/20/580-concert-du-19-juin-2010-quelques-photos#co">ici</a>, le lien vers les enregistrements de notre concert du 19 juin dernier.
</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/14/590-de-la-transcription-musicale-epreuve-technique-ou-pure-creation">
  <title>De la transcription musicale : épreuve technique ou pure création ?</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/14/590-de-la-transcription-musicale-epreuve-technique-ou-pure-creation</link>
  <dc:date>2010-07-14T00:30:41+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Emilie-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicologie</dc:subject>
  <description>par Laurent Coulomb


(Voici un billet musical établi à partir des réflexions livrées sur les forums de MusiComposer à partir d’un sujet proposé par Émilie, voici quelques temps.)



Manuscrit JS Bach BWV 1030
Transcrire, c’est traduire une oeuvre d'un instrument ou d'un groupe instrumental à un autre, en respectant le plus de nuances possible de l'original. Or en musique comme en littérature, bien souvent, «  traduttore, traditore » ! Quels sont donc les enjeux de cet exercice ?</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><em>par Laurent Coulomb</em><br /></p>


<p>(Voici un billet musical établi à partir des réflexions livrées sur les <a href="http://www.musicomposer.fr/viewtopic.php?topic=1098&amp;forum=16" hreflang="fr">forums</a> de MusiComposer à partir d’un sujet proposé par Émilie, voici quelques temps.)<br /></p>

<p><img src="http://a33.idata.over-blog.com/500x406/0/37/46/53/Divers/andante_bwv1030.jpg" alt="" /><br />

<em>Manuscrit JS Bach BWV 1030</em><br />
<p><strong>Transcrire</strong>, c’est <strong>traduire</strong> une oeuvre d'un instrument ou d'un groupe instrumental à un autre, en respectant le plus de nuances possible de l'original. Or en musique comme en littérature, bien souvent, «&nbsp;<strong> traduttore, traditore</strong> »&nbsp;! Quels sont donc les enjeux de cet exercice ?<br /></p> <p>Appuyons-nous sur le cas <strong>le plus difficile, la transcription de l'orchestre</strong> au piano&nbsp;: cas fort difficile, en effet, si l'on veut rendre les effets orchestraux, la variété des dynamiques, des contrechants, etc., en les traduisant avec les techniques propres au piano (pis encore pour d'autres instruments moins polyphoniques).</p>


<p><strong>Deux options</strong> me semblent se présenter alors au transcripteur.<br /></p>



<p><strong>Première option :</strong> rendre le plus efficacement possible toutes les nuances instrumentales de l'original. Dans ce cas-là, le goût musical doit se marier sans faille à la maîtrise technique de l'instrument pour lequel on transcrit&nbsp;: il faut connaître les secrets de l'instrument pour y adapter efficacement tel effet voulu par le compositeur et destiné initialement à tel(s) autre(s) instrument(s). <br /></p>




<p>L’un des cas les plus fameux reste la transcription réalisée par Liszt de la
<em>Symphonie fantastique</em>
de Berlioz, qui abonde en octaves, trémolandos, et autres artifices pianistiques destinés à mieux rendre les sortilèges orchestraux. La comparaison est ici éclairante.
Prenons l’introduction du second mouvement,
<em>Un Bal</em>
: il s’agit pour Liszt de rendre les frissonnements de l’orchestre&nbsp;; pour ce faire, là où Berlioz écrit des croches en tremolo aux basses, le virtuose utilise des triolets de double croches à l’octave (main gauche), adaptant la technique du piano à la sensation qu’il est nécessaire de rendre (mes.3-4 et suiv.). De même, mes. 26-29, Liszt recourt à de fringants arpèges de quadruples croches, traitement typiquement pianistique très différent de la texture originelle. Le moindre détail orchestral est ainsi rendu&nbsp;: mes. 34-35, les basses en octaves sont renforcées de difficiles sixtes, pour traduire les gammes des deux harpes à une sixte d’écart).<br /></p>


<p><strong>Partitions</strong> à comparer sur le site IMLSP:
<a href="http://imslp.org/wiki/Symphonie_fantastique,_H_48_%28Berlioz,_Hector%29#Full_Scores" hreflang="fr">La symphonie fantastique</a><br />

et une interprétation de ce même
<em>Bal</em>
lisztien&nbsp;:</p>

<img src="<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/CGoke7G68dc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/CGoke7G68dc&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>
<p><br />






<p>On peut aussi citer un bel exemple d' <strong>autotranscription</strong> par un compositeur à travers le méconnu
Concerto pour piano n° 6  op. 61 a de Beethoven, que le Maître arrangea (à son propre usage) à partir de son Concerto pour violon en ré majeur.<br /></p>



<p>Le travail réalisé ici est très <strong>fidèle à l'original</strong>&nbsp;: ligne principale doublée aux deux mains ou quasiment (cf. par exemple mes. 97-100), basse empruntée à celles de l'orchestre, etc. On est vraiment dans la transcription et non dans la réécriture, et pourtant l'ensemble sonne fort bien au clavier. Seul changement formel notable&nbsp;: une cadence a été écrite par Beethoven sous la forme d'un duo entre le piano et... les timbales&nbsp;! Pour les curieux, voici la partition de ce <a href="http://imslp.org/wiki/Piano_Concerto,_Op.61a_%28Beethoven,_Ludwig_van%29" hreflang="fr">Concerto op 61 a </a> sur IMSLP.</p>


<p>Plusieurs versions ont été enregistrées, par Pietro Spada, Fr.-R. Duchâble, R. Brautigam, etc.<br /></p>



<p><strong>La seconde option</strong> relève davantage de l'<strong>adaptation/réduction</strong> que de la transcription au sens strict me semble-t-il&nbsp;: il s'agit de présenter une oeuvre musicale donnée dans la substantifique moelle de son discours, mais sans forcément s'attacher à tous les détails originels. C'est un peu comme réécrire un texte du français médiéval en français moderne, ou bien sélectionner dans
<em>Les Misérables</em>
les passages clés qui en rendront l'intrigue dans les grandes lignes. Musicalement parlant, il s'agit par exemple de <strong>simplifier le discours</strong>, la polyphonie, les dispositions de voix, pour conserver le mouvement global, mais en allégeant la texture. C’est alors une procédure de<strong> simplification,</strong> qui normalement ne recourra pas aux techniques de virtuosité. Ces transcriptions sont le plus souvent un travail destiné aux amateurs plus ou moins éclairés, davantage qu'à la scène et aux virtuoses. Citons - un exemple entre mille&nbsp;! - la transcription du Boléro de Ravel pour piano à 2 mains (il fallait oser) par R. Branga, éditée chez Durand.<br /></p>


<p>Pour ma part, je réalise plus souvent ce genre de <strong>transcription-simplification</strong> pour conserver la substantifique moelle d'un morceau (mélodie, harmonie, rythme, quelques figures rythmiques). Il s'agit le plus souvent d'adapter à mon modeste niveau des oeuvres qui me plaisent. Mais je ne m'attaque que rarement à des morceaux qui seraient un défi réel (par manque de temps et comme je l'ai dit, de capacités pour jouer ensuite l'objet du désir !).<br /></p>


<p>Seule exception&nbsp;: l'introduction du Concerto n° 1 de Tchaikovski, et la
<em>Marche au Supplice</em>
de la Symphonie fantastique. Dans ces deux cas, j'ai voulu <strong>rendre un discours</strong> plus qu'une texture, de sorte que j’ai simplifié bien des traits (comment chercher à singer Liszt, de toute façon ?).<br /></p>



<p><strong>La transcription possède-t-elle une réelle part de créativité ?</strong></p>


<p>La part de créativité est donc forcément très limitée, me semble-t-il, dans cet exercice de transcription. Mais elle n'est pas nulle si on joue le jeu. Il s'agit en effet de la créativité de l'instrumentiste, qui connaît à fond son instrument, et doit donc trouver le meilleur moyen technique de rendre un effet voulu par le compositeur. Cependant, il n'en est pas moins vrai que la créativité en ce domaine ne s'exerce réellement que lorsque l'objectif reste une réelle transcription, en employant pleinement toutes les ressources techniques idoines (sans limite de virtuosité notamment, ou si peu).<br /></p>


<p>Dès lors, la part de créativité peut consister dans le problème suivant&nbsp;: comment <strong>rendre tel passage complexe avec les effets les plus simples</strong>, sans trahir pour autant l'original&nbsp;? Simplification des textures, du rythme (voire plus rarement de l'harmonie, jamais – si possible – de la mélodie)&nbsp;: c'est dans la résolution du problème que peut se nicher la part de créativité, qui distinguera souvent telle transcription de telle autre. Pour le premier mouvement du Concerto pour 4 claviers BWV 1065 de Bach, par exemple, l'un des problèmes de ce type a été l'antépénultième mesure du mouvement, où plusieurs figures et rythmes se superposaient à des «&nbsp;étages sonores » différents&nbsp;: dans la modeste traduction que j’ai tentée et proposée sur <strong>Musicomposer,</strong> il a fallu trancher sur ce que je voulais faire ressortir, et comment rendre le tout à peu près pianistique.<br /></p>




<p>De ce point de vue, la transcription du célèbre
<em>Vol du Bourdon</em>
par Cziffra, déjà signalée par Émilie, se caractérise par une complète réécriture du morceau, au service de la 
<a href="http://www.foucart.net/?2010/02/12/544-lecon-de-virtuosite-musicale" hreflang="fr">virtuosité</a>
au lieu de mettre la virtuosité au service du rendu d’une texture musicale. On a bel et bien affaire à l’expression d’une créativité réelle (celle de l’instrumentiste), mais s’agit-il encore d’une transcription de la pensée de Rimsky-Korsakov ?<br /></p>

<img src="<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/8alxBofd_eQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/8alxBofd_eQ&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br />





<p>Comparons donc cette transcription à une autre (dont l’auteur n’est pas signalé ici), beaucoup plus fidèle à la construction de l’original, interprétée par<strong> Horowitz :</strong><br /></p>


<img src="<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/EgtExoc_Zfk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/EgtExoc_Zfk&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x006699&amp;color2=0x54abd6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br />



<p>L’exemple des <strong>Symphonies de Beethoven</strong> transcrites par <strong>Liszt</strong> me semble illustrer davantage la fidélité du transcripteur à l’esprit originel, en n’employant la créativité de l’instrumentiste qu’au service de la pensée du créateur originel. Un exemple par <strong>Glenn Gould</strong> lui-même :<br /></p>


<p><img src="<object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/RjF3-fUfX3E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowscriptaccess" value="always"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/RjF3-fUfX3E&amp;hl=fr_FR&amp;fs=1?rel=0&amp;color1=0x2b405b&amp;color2=0x6b8ab6" type="application/x-shockwave-flash" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object><br /></p>




<p>Pour ceux qui seraient intéressés de débattre d’exemples spécifiques, je proposerai de comparer sur 
<a href="http://musicomposer.fr/forum.php" hreflang="fr"><strong>MusiComposer</strong></a>
deux transcriptions du célébrissime <strong>Prélude</strong> de la <strong>Première Suite pour violoncelle,</strong> en sol majeur de Bach&nbsp;: l’une de ma plume (que j’ai voulue un peu plus pianistique), et l’autre de Siloti, beaucoup plus fidèle à la lettre exacte de la courbe du violoncelle.</p><br />



<p><strong>Laurent Coulomb</strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/10/589-dennis-russel-dirige-gershwin-sur-medicitv">
  <title>Dennis Russel Davies dirige Gershwin sur medici.tv</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/10/589-dennis-russel-dirige-gershwin-sur-medicitv</link>
  <dc:date>2010-07-10T20:56:53+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Emilie-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <description>Tous les fervents de la musique de  Gershwin  apprécieront  sans doute cette version orchestrale de « Porgy and Bess », dirigée par Dennis Russel Davies depuis   la Scala de Milan. Ce concert, du 31 mai dernier, superbement filmé constitue aussi une belle leçon d’orchestration,  on souhaiterait presque le visionner en 3D, histoire de s’immerger un peu plus dans ce bel opéra.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Tous les fervents de la musique de <strong> Gershwin </strong> apprécieront  sans doute cette version orchestrale de «&nbsp;<strong>Porgy and Bess</strong> », dirigée par <strong>Dennis Russel Davies</strong> depuis <strong>  la Scala de Milan.</strong> Ce concert, du 31 mai dernier, superbement filmé constitue aussi une belle leçon d’orchestration,  on souhaiterait presque le visionner en 3D, histoire de s’immerger un peu plus dans ce bel opéra.<br /></p> <p><ins></ins><img src="http://www.cbc.ca/gfx/images/news/photos/2008/03/20/davies-cp-4546303.jpg" alt="" /><br />
<em>Dennis Russel Davies</em><br /></p>



<p>Au programme&nbsp;: la suite orchestrale de l’opéra «<a href="http://www.medici.tv/#/movie/14270/" hreflang="fr">Porgy and Bess</a>»,
suivie de 
<em>Rhapsodie in blue,</em>
- à écouter sur <a href="http://www.medici.tv/" hreflang="fr">medici.tv</a>.<br /></p>




<p>Dans
<em>Rhapsodie in blue,</em>
c’est Dennis Russel Davies qui tient la partie principale au piano tout en continuant de diriger l’orchestre, et particulièrement dans cette pièce, l’enthousiasme et l’énergie du chef d’orchestre et pianiste américain gagnent progressivement tout l’orchestre.
Interprétation certes moins éclatante et plus intériorisée que celle du
<em>M. Roberts</em>
Trio et de l'orchestre Philharmonique de Berlin dirigée par un <a href="http://www.dailymotion.com/video/xqj4f_george-gershwin-rhapsody-in-blue_music" hreflang="fr">Seiji Ozawa</a> si on voulait risquer une comparaison. Certains passages pianistiques aux harmonies caractéristiques rappellent que Dennis Russel Davies est un fervent interprète du répertoire contemporain (Copland, Cage, Glass.) <br /></p>


<p><ins></ins><img src="http://www.pianopublicdomain.com/img/thumbnails/gershwin-1.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Notez les prochains <strong>concerts in live</strong> sur <strong>medici.tv</strong> :<br /></p>


<p>- le 16 juillet début du <strong>Festival Verbier 2010,</strong> avec la pianiste <strong>Yuga Wang</strong> et le chef d’orchestre <strong>Charles Duthoit</strong> ,<br /></p>


<p>- le 23 juillet l’opéra <strong>Don juan de Mozart</strong> dirigé par <strong>Vladimir Jurowski</strong>.<br /></p>



<p>Si medici. tv est une mine d’or du répertoire musical, à l'éventail large (jazz, opéra, classique), on n'y  trouve pas toujours le détail des œuvres jouées ni les références des interprètes, sans doute priorité est faite à la musique elle-même, ou bien faudrait-il explorer plus longuement les pages et légendes de cet excellent site.</p>




<p>Emilie A.</p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/06/586-giovanni-anselmo-un-gris-qui-s-allege-vers-l-outremer">
  <title>Giovanni Anselmo : « un gris qui s'allège vers l'outremer »</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/06/586-giovanni-anselmo-un-gris-qui-s-allege-vers-l-outremer</link>
  <dc:date>2010-07-06T23:31:49+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Emilie-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Beaux-Arts</dc:subject>
  <description>(par Yves Rinaldi)


Artiste italien, né en 1934 à Borgofranco d’Ivrea (Piémont), Giovanni Anselmo est une des figures de proue de l’ARTE POVERA, principal mouvement d’avant-garde conceptuel italien apparu au début des années 1960.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<em>(par Yves Rinaldi)</em><br />


<p>Artiste italien, né en 1934 à Borgofranco d’Ivrea (Piémont), Giovanni Anselmo est une des figures de proue de l’ARTE POVERA, principal mouvement d’avant-garde conceptuel italien apparu au début des années 1960.<br /></p> <p><ins></ins><img src="http://www.artnet.com/Magazine/news/newthismonth/Images/ntm10-1-20.jpg" alt="" /><br />
Giovanni Anselmo à l’époque d’ARTE POVERA</p>

<br />

<p><strong>ARTE POVERA&nbsp;: UN RETOUR VERS UNE MATIERE SIGNIFIANTE</strong></p>


<p>Plus qu’un simple «&nbsp;mouvement » artistique né de la contestation d’une société marchande alors sûre de son éternelle prospérité, ARTE POVERA se veut plutôt une «&nbsp;attitude » de certains jeunes artistes italiens qui s’interrogent, comme tant d’autres de leurs collègues français du <strong>NOUVEAU REALISME</strong> ou encore américains du <strong>POP ART,</strong> sur les dérives consuméristes d’un société erratique, semblant avoir égaré la notion de sens, au détour d’une allée d’un de ces supermarchés, présentés alors comme les nouveaux temples de cités devenues tentaculaires. En ce sens, ARTE POVERA s’inscrit tout à fait dans l’émergence simultanée de deux courants clés de l’art de l’après-guerre&nbsp;: le <strong>HAPPENING</strong> (ou art «&nbsp;évènementiel ») et <strong>l’ART CONCEPTUEL</strong>, dont les «&nbsp;Ready Made » des années 1910-1920, de Marcel Duchamp constituent les prototypes «&nbsp;historiques ».<br /></p>



<ins><p><img src="http://www.outilssolaires.com/galerie/images/14-bicyclette.JPG" alt="" /><br /></ins></p>


Marcel Duchamp,
<em>Roue de bicyclette</em>,
1913, Paris, Musée National d’Art Moderne.<br /></p>






<p>Alors que les américains du POP ART, tel <strong>Andy Warhol,</strong> détournent l’imagerie publicitaire pour la tourner en dérision et «&nbsp;fabriquer » de nouvelles icônes comme on fabrique des boite de soupe en usine et que les <strong>Français du NOUVEAU REALISME</strong> recyclent les ordures ménagères et autres carcasses de voitures pour en faire des œuvres d’art livrées aux mannes du marché, les <strong>Italiens d’ARTE POVERA</strong> optent pour un recours systématique à des matières «&nbsp;pauvres », de préférence naturelles (Giovanni Anselmo, Giuseppe Penone) ou encore industrielles mais «&nbsp;brutes » (Mario Merz, Luciano Fabro).<br /></p>



<p>Née officiellement <strong>en 1967 à Turin,</strong> dans cette Italie industrielle et prospère du Nord, sous la plume de Germano Celant, le théoricien du groupe, la dénomination «&nbsp;<strong>ARTE POVERA</strong> » renvoie à une attitude de défi au libéralisme des Trente Glorieuses qui consacre alors le triomphe de la société de consommation en Europe de l’Ouest. À une époque où les idéologies sont nettement tranchées, comme l’illustrera la litanie des slogans proférés un an plus tard dans les rues du Quartier Latin de Paris, les attitudes et les discours sont frappés du sceau de la radicalité, seule voie alors envisageable pour de jeunes artistes en quête de «&nbsp;modernité ».<br /></p>



<p><strong>Marcel Duchamp</strong>, les mouvements DADA et le SURREALISME s’étaient illustrés avant-guerre dans une démarche similaire de désacralisation de l’art et de transgression des normes culturelles, mais en utilisant les techniques classiques de la peinture (S.Dali, R.Magritte, M.Ernst) ou de la sculpture (J.Arp). Quelques uns d’entre eux (M.Duchamp, M.Ernst) s’étaient toutefois essayés à inaugurer un genre nouveau - l’installation -qui connaîtra sa période de gloire avec l’ART CONCEPTUEL, dont ARTE POVERA est l’émergence italienne.<br /></p>



<p>L’objectif n’était pas tant de critiquer l’art pour lui-même que de saper l’idéologie sociale ambiante en «&nbsp;déconstruisant » l’art ou en le tournant en dérision. La finalité politique dominait la nécessité de «&nbsp;produire » une «&nbsp;œuvre d’art », c'est-à-dire un objet immédiatement identifiable en tant que tel car appartenant à une des catégories connues&nbsp;: peinture, sculpture, architecture, arts décoratifs.<br /></p>



<p><strong>ARTE POVERA</strong>, comme tout ce qui relève de l’<strong>ART CONCEPTUEL</strong>, se fonde sur les <strong>principes généraux</strong> suivants :<br /></p>


<ul>
<li>L’objet/l’oeuvre produit(e) par l’artiste n’est pas essentiel(le)&nbsp;: ce qui compte, c’est l’idée, le <strong>«&nbsp;concept »</strong> qui a prévalu à sa «&nbsp;fabrication ».<br /></li>
</ul>
<ul>
<li>L’artiste ne se considérant donc plus comme un artisan qui donne forme à une œuvre par le travail manuel, mais comme un <strong>concepteur exclusif</strong>, peut parfaitement déléguer ce rôle de «&nbsp;fabricant » à des assistants qui exécutent ses projets ou ses plans. Les ateliers d’artistes appartenant à cette mouvance prennent alors l’allure de hangars industriels ou d’usines dans lesquelles s’affairent un grand nombre d’ouvriers chargés du processus de fabrication de «&nbsp;l’œuvre ».<br /></li>
</ul>
<ul>
<li>Comme la dimension artisanale du processus artistique est bannie, l’artiste conceptuel a souvent recours à des <strong>matériaux préfabriqués</strong>, de type matériaux industriels ou objets de consommation détournés, ou encore, comme cela est le cas de Giovanni Anselmo et Giuseppe Penone, à des matières naturelles brutes non transformées qui se voient détournés et associés de façon souvent inattendue.<br /></li>
</ul>
<ul>
<li>La mise en situation est essentielle à l’installation. L’artiste met en scène le résultat de ses cogitations dans un espace où le <strong>regard du spectateur</strong> est volontairement dirigé et conditionné car c’est autant le regard porté que l’installation elle-même qui confère à cette dernière sa dimension «&nbsp;artistique ». Marcel Duchamp et les surréalistes avaient déjà, en leur temps, mis en lumière le rôle déterminant du «&nbsp;regardeur » comme disait Duchamp, souvent contraint par l’artiste lui-même de se muer en «&nbsp;voyeur » de ses propres fantasmes et refoulements.<br /></li>
</ul>
<ul>
<li>Toute approche émotionnelle, «&nbsp;esthétique » (dans le sens étymologique de l’aïsthésis grecque, à savoir «&nbsp;la sensation ») est récusée. La notion de beauté se voit ainsi reléguée au rayon des antiquités. L’objectif n’est plus de susciter un <strong>émoi</strong> sensoriel et/ou «&nbsp;esthétique » mais une <strong>réflexion</strong> épistémologique ou dialectique,à finalité souvent sociologique ou encore politique. Le frisson stendhalien devant l’œuvre devient donc synonyme de régression psychique.<br /></li>
</ul>
<ul>
<li>Le discours emprisonne l’œuvre d’art conceptuelle qui, sans lui, demeure hermétiquement fermée au commun des mortels constituant la majeure partie des visiteurs des musées d’art moderne/contemporain. Sans sa notice explicative, souvent rédigée par l’artiste lui-même, l’œuvre d’art conceptuelle n’existe pas car sa finalité exclusivement intellectuelle exige que l’on porte sur elle un regard déjà conditionné donc <strong>un regard «&nbsp;averti »</strong>. Ce fait explique souvent que bon nombre de visiteurs d’expositions ou de salles de musées consacrées à l’art conceptuel et n’ayant pas pris la peine de se renseigner sur les intentions des artistes en présence, ont souvent l’étrange impression de se promener dans une décharge publique ou encore d’être tombés dans un traquenard destiné à permettre à quelques fumistes ou malades mentaux de défouler leurs névroses en public et à bon compte.<br /></li>
</ul>

<p>Giovanni Anselmo et plus encore Giuseppe Penone sur lequel j’aurai l’occasion de revenir ultérieurement, échappent pourtant à cette aridité tant reprochée à la plupart des artistes conceptuels.<br /></p>



<p>L’intelligence de leur propos et la finesse de leur travail ont conduit l’art conceptuel d’ARTE POVERA sur une voie autant inattendue que subversive&nbsp;: l’émergence d’une poétique du concept souvent génératrice d’une esthétique nouvelle, d’un nouveau sentiment du «&nbsp;beau », né de la convergence de la matière et de l’esprit, tout comme l’œuvre d’art classique mais sans les moyens habituellement utilisés.<br /></p>



<p>Examinons maintenant <strong>quelques œuvres</strong> susceptibles d’illustrer cette démarche originale.<br /></p>



<p>«&nbsp;<strong>UN GRIS QUI S’ALLEGE VERS L’OUTREMER</strong> »<br /></p>


<p><img src="http://www.terminartors.com/files/artworks/4/5/8/45868/Anselmo_Giovanni-Grigi_che_si_alleggeriscono_verso_oltremare_Grays_Lightening_toward....normal.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Anselmo participe aux expositions du groupe ARTE POVERA dès sa fondation en 1967.
Sa première exposition personnelle eu lieu à Turin en 1968.<br /></p>



<p>Rapidement, l’artiste<strong> organise sa thématique</strong> autour d’une réflexion sur <strong>les thèmes</strong> suivants :<br /></p>


<ul>
<li>Les cycles des saisons, de la nature, de la vie et de la mort</li>
</ul>
<ul>
<li>La pesanteur des matières et la Gravitation</li>
</ul>
<ul>
<li>Les champs d’énergie invisibles, sources de tout mouvement et organisatrice de l’ordre naturel</li>
</ul>
<ul>
<li>Les rapports unissant l’humanité à la nature dans leur dimension ontologique et existentielle<br /></li>
</ul>


<p>Anselmo tente de faire sentir au spectateur ces <strong>tensions entre masses et vide</strong>, entre pesanteur et immatérialité, par des installations faites de blocs de granit, matière puissante et à l’aspect inaltérable, symbole de dureté et d’éternité qu’il associe avec des matières végétales périssables ou encore avec de la terre disposée à même le sol et exposée aux aléas de son environnement. Quelques éléments végétaux périssables posés en imbrication avec la matière minérale tend parfois à dérouter le spectateur tout en le laissant rêveur sur la portée de la réflexion induite.<br /></p>



<p>Ainsi, l’œuvre suivante, intitulée<strong> «&nbsp;Structure qui mange »</strong> (struttura che mangia, 1968, Paris, Musée National d’Art Moderne) renverse-t-elle les valeurs attribuables à chaque catégorie matérielle.<br /></p>


<p><ins></ins><img src=" http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ens-artepovera/images/Anselmo-XL.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Tout contre un socle de granit solidement posé au sol, sorte de métaphore du substrat géologique terrestre, un autre bloc de cette même pierre, mais plus petit, est attaché par une corde dont la tension dépend d’une triviale salade insérée entre les deux blocs, La salade, végétal fragile par excellence, est condamnée à se faner. Elle va très vite se ratatiner et détendre le lien qui maintient le petit bloc de pierre contre le gros, menaçant de le voir se détacher et tomber.<br /></p>



<p>Ici, le minéral, en porte-à-faux au dessus du vide, voit sa stabilité et donc son destin dépendre du fragile végétal, dans une logique inverse de l’ordre «&nbsp;naturel » des éléments. C’est oublier un peu vite que dans la nature, ce sont souvent les fluides qui sculptent les roches et que dans le corps vivant, l’action des muscles et des chairs façonne le squelette.<br /></p>



<p>Parfois, un peu de terre, répandue devant cet étrange <strong>«&nbsp;sculpture » hybride</strong>, rappelle non seulement l’origine matricielle de toute végétation terrestre ainsi que le précepte biblique qui veut que toute vie, issue de la terre, y retournera, au moment de la mort, mais encore que la terre, en bien des endroits du monde est elle-même issue de l’érosion des roches par l’action conjuguée du vent, de la chaleur et de l’eau, sous la forme notamment du limon que charrient les grands fleuves. On ne peut d’ailleurs qu’être frappé par l’aspect funéraire de l’œuvre, les deux blocs évoquant une stèle de pierre tombale quelque peu primitive et la salade une offrande non moins primitive, «&nbsp;brute » voire «&nbsp;pauvre », comme le revendiquent les artistes d’ARTE POVERA.<br /></p>





<p><ins></ins><img src="http://1.bp.blogspot.com/_gykhoujD-mk/SaJnT-lhs4I/AAAAAAAAA58/yrgjLHAUTyc/s400/Giovanni+Anselmo+-+Senza+titolo++(Museo+Nazionale+d%27Arte+Moderna,+Centre+Pompidou,+Parigi,+1968).jpg" alt="" /><br /></p>


<p>Cette installation, banale en apparence, est porteuse d’une signification universelle, relative au 
<strong>cycle géologique de la matière</strong>, à la vie et à la mort et tout cela avec «&nbsp;trois fois rien ».<br /></p>



<p><ins></ins><img src="http://4.bp.blogspot.com/_dYORObwWwCY/S2f7n_6PVFI/AAAAAAAAARI/zIEDGG37LdU/s400/www.futuravanguardie.blogspot.com-luciano-fabro.JPG" alt="" /><br /></p>



<p>Parfois, il n’hésite pas à suspendre <strong>un monolithe de granit</strong> entre deux arbres, au détour d’un chemin, réalisant la vision surréaliste de la montagne flottant au dessus de l’océan, chère à René Magritte («&nbsp;Le château des Pyrénées », 1959), Anselmo endosse alors la casquette du LAND ART, en intervenant directement dans la nature, tout comme son jeune collègue Giuseppe Penone.<br /></p>



<p><ins></ins><img src=" http://upload.wikimedia.org/wikipedia/fr/thumb/9/9b/Anselmo_Infinito.jpg/300px-Anselmo_Infinito.jpg" alt="" /><br /></p>





<p>Dans l’œuvre ci-dessus, intitulée «&nbsp;Infini » (infinito, 1971, Strasbourg, Musée d’Art Moderne), Anselmo présente un parallélépipède de plomb, matière elle aussi pesante et grise, sur lequel le mot <strong>infinito</strong> a été volontairement amputé de sa première syllabe, donnant ainsi <strong>le mot contraire&nbsp;: finito</strong>. Mais le titre donné par l’artiste suggère qu’il existe un espace invisible qui prolonge la matérialité du plomb, par le jeu de correspondance sémantique avec le mot amputé gravé dans la matière. Cet espace qu’on ne voit pas mais que l’esprit devine et reconstitue potentiellement, ouvre la porte à l<strong>’imaginaire</strong> du spectateur, autrement dit à l’infini d’une dimension incalculable et indiscernable&nbsp;: celle de l’esprit. Il s’agit bien ici de solliciter l’intelligence du spectateur plus que ses yeux et nous avons bien affaire à une œuvre «&nbsp;conceptuelle ».<br /></p>



<p>Terminons avec notre «&nbsp;Gris s’allégeant vers l’outremer » (grigi che si allegeriscono verso oltremare, 1988, Bordeaux, FRAC d’Aquitaine).<br /></p>




<p><ins></ins><img src="http://images.arcadja.com/anselmo_giovanni-grigi_che_si_allegeriscono_verso_oltr~200~10000_20090206_L09621_130.jpg" alt="" /><br /></p>



<p>Le cliché ci-dessus montre une version édulcorée, «&nbsp;allégée » de l’œuvre présentée en frontispice de ce paragraphe. Il s’agit d’une des nombreuses versions existantes, l’œuvre ayant connu un grand succès auprès des institutions artistiques et des collectionneurs privés.<br /></p>



<p>Son propos nous apparaît maintenant plus clairement.<strong> L’artiste,</strong> en disposant des pavés de granit gris sur un mur blanc, juste au dessus d’un rectangle peint en bleu outremer, <strong>inverse la stratigraphie mentale</strong> associée respectivement aux deux couleurs :<br /></p>


<ul>
<li><strong>le gris</strong> = la matière minérale = la pesanteur = la terre&nbsp;: EN BAS</li>
<li><strong>le bleu outremer</strong> = l’air = la légèreté et l’immatérialité = le ciel&nbsp;: EN HAUT<br /></li>
</ul>


<p>En plaçant les pavés au-dessus du rectangle bleu, Anselmo leur a psychologiquement ôté toute <strong>matérialité</strong> et tout poids, puisque, visuellement, ils semblent «&nbsp;flotter » au dessus du «&nbsp;ciel ». Le fond blanc, par sa neutralité absolue, prive le spectateur de tout repère spatial en créant un<strong> espace isotrope</strong>. Il démontre aussi que <strong>regarder</strong> et percevoir n’est pas qu’une simple opération physiologique des yeux mais qu’il s’agit d’une <strong>fonction</strong> avant tout 
<strong>cognitive,</strong> requérant la participation du cerveau et des déterminants acquis par notre expérience visuelle passée.<br /></p>



<p>On ne regarde ainsi jamais une œuvre avec un regard «&nbsp;vierge » et «&nbsp;neuf » mais avec des repères cognitifs qui nous permettent d’identifier les éléments et formes en présence, y compris dans une configuration aussi troublante que celle de l’œuvre d’Anselmo, source d’une étrange impression de dématérialisation impossible de la matière, aux confins d’un onirisme ancré dans la «&nbsp;sensation », aux antipodes des dogmes de l’art conceptuel. Un comble pour un de ses plus brillants représentants…<br /></p>



<p>Anselmo matérialise, là encore, <strong>le rêve pictural de Magritte</strong> en faisant flotter la pierre dans le ciel…..comme James Cameron faisant flotter de forestières montagnes dans le ciel de son film Avatar, permettant aux Navis (bleus !) de jouer aux Tarzans numériques d’un rocher (gris !) à l’autre . On n’en avait jamais douté&nbsp;: le film de Cameron est l’ultime …avatar de l’œuvre conceptuelle initiée par Magritte et matérialisée par Anselmo !<br /></p>


<p><ins><img src="http://www4.ncsu.edu/~ctk/magritte.pyrenees.jpg" alt="" /></ins><br /></p>


<p>René Magritte,
<em> Le château des Pyrénées</em>,
1959.</p><br />



<p><strong>Yves Rinaldi</strong></p>]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/04/585-laurent-terzieff-le-poete-parle-encore-sur-une-musique-de-schumann">
  <title>Laurent Terzieff, « le poète parle » encore, sur une musique de Schumann</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/04/585-laurent-terzieff-le-poete-parle-encore-sur-une-musique-de-schumann</link>
  <dc:date>2010-07-04T15:09:10+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Emilie-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <description>


« La voix d’un immense acteur s’est tue, Laurent Terzieff vient de mourir ce 2 juillet 2010 » lit-on avec émotion dans toute la presse.</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p><ins></ins><img src="http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/images/fiche_bio/b005/img0021.jpg" alt="" /><br /></p>


<p>« La voix d’un immense acteur s’est tue, Laurent Terzieff vient de mourir ce 2 juillet 2010 » lit-on avec émotion dans toute la presse.<br /></p> <p>Pour ceux qui l’ont aimé et admiré dans ses mises en scène et ses récitals poétiques, - on se souvient en particulier de <em>Florilège</em> (Paris, 2005) au Lucernaire, comment une telle voix pourrait-elle s’éteindre&nbsp;? Les poèmes qu’il interpréta de Rilke, Cendrars, Neruda, Hölderlin, Heine, Goethe, Desnos, pour ne citer que ceux-là, résonnent encore dans toutes les mémoires.</p>


<p><strong>L’homme de théâtre était aussi féru de poésie:</strong><br /></p>


<p>A la question «&nbsp;La poésie est-elle un moment de vérité&nbsp;? » Laurent Terzieff répond&nbsp;: «&nbsp;Tout vrai poète est à la recherche de quelque chose d’innommé.»<br /></p>


<p>(<em>Laurent Terzieff</em>,
<a href="http://www.chronicart.com/webmag/article.php?page=2&amp;id=824" hreflang="fr">Chantre de Brecht</a>
entretien de Manuelle Calmat)<br /></p>



<p>Reprenant un texte de<strong> Rainer Maria Rilke</strong>, il nous offre cette merveilleuse lecture intitulée<br />
<strong>«&nbsp;pour écrire un seul vers» ou « le premier mot d’un vers »</strong>&nbsp;


<p><img src="<object width="380" height="360"><param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnet0"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><param name="allowScriptAccess" value="always"></param><embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.dailymotion.com/swf/video/xnet0" width="380" height="360" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed></object> <br />



<p>ou bien il fait l'éloge du
<a href="http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/video/I00009309/laurent-terzieff-eloge-du-theatre.fr.html" hreflang="fr">théâtre </a><br />
«&nbsp;Le théâtre est avant tout un temps réinventé dans un espace transfiguré » (Adamov)<br /></p>



<p><strong>Laurent Terzieff et Schumann</strong></p>


<p>Voué au théâtre et à la poésie, Laurent Terzieff  <strong>prête aussi sa voix à la musique</strong>, celle de <strong>Robert Schumann</strong> en particulier et des
<em>Scènes d’enfants</em>
<em> (Kinderscenen).</em>
Ces <a href="http://www.musicme.com/Compilation/Le-Petit-Menestrel:-Scenes-D%27enfants---Conte-Pour-Enfants-D%27apres-L%27oeuvre-De-Schumann-8888880002172.html?play=01" hreflang="fr">contes</a> pour enfants (et pour plus grands) écrits d’après Schumann sont interprétés par Pascale de Boysson, Claire Frédéric, Eric Metayer, 
<strong>Laurent Terzieff</strong> et par le pianiste Claude Helffer.<br /> 

«&nbsp;Des contrées imaginaires et des êtres mystérieux », «&nbsp;Curieuse aventure », «&nbsp;Bonheur parfait » jusqu’à la dernière
<em>Scène</em>
«&nbsp;Le Poète parle » 
<em>(Der Dichter spricht)</em>.</p>


<p>Et ce que Laurent Terzieff nous dit justement du théâtre, 
«
<em>Le théâtre est le lieu où le monde visible rencontre l'invisible</em>
»
«
<em> Il n'y a de concret dans la vie que le présent et par dérision</em>
<em> c'est peut-être le présent qui est insaisissable,</em>
<em>et c'est un des merveilleux paradoxes du théâtre de</em>
<em> faire que ce présent devienne saisissable.</em>
» (Eloge du théâtre, Ina. fr)
ne pourrions-nous pas le transposer aussi à la <strong>musique</strong>&nbsp;?</p><br />


<p>Emilie A. </p><br />



<p><strong>Du mercredi 7 Juillet 2010</strong> : revoir les 
<a href="http://www.2424actu.fr/actualite-culturelle/les-obseques-de-laurent-terzieff-mercredi-a-paris-1087075#read-1088665" hreflang="fr">derniers hommages</a> rendus à Laurent Terzieff, à Paris, Eglise Saint-Germain des Près, avec entre autres: Brigitte Fossey, Jean Rochefort, Michael Lonsdale, Robert Hossein.(site Actu.fr)</p> et quelques <a href="http://www.leparisien.fr/loisirs-et-spectacles/ultime-ovation-pour-laurent-terzieff-08-07-2010-993311.php" hreflang="fr">témoignages</a> poignants comme celui de Jean Rochefort :« Il avait choisi l'Art,(...) Il était magnifique en plus de son immense talent, on sort d’ici avec un peu de mépris pour soi même, si c’est vrai ; il a choisi ce que nous rêvions d’être à 18 ans.» (
<em>bel article de Thierry Dague, Le Parisien.fr</em>
)

<p>Sur le site de <strong>l'Ina.fr</strong>, visionner les  
<a href="http://www.ina.fr/art-et-culture/arts-du-spectacle/dossier/1832/laurent-terzieff.20090331.fr.html" hreflang="fr">Portraits</a> de Laurent Terzieff.</p><br />]]></content:encoded>
</item>
<item rdf:about="http://www.foucart.net/?2010/07/01/584-recital-de-piano-par-sacha-menny-paris-ltheatre-bretonnaux-le-19-aout-2010">
  <title>Récital de Piano par Sacha Menny à Paris, Théâtre Bretonneau, Jeudi 19 août 2010</title>
  <link>http://www.foucart.net/?2010/07/01/584-recital-de-piano-par-sacha-menny-paris-ltheatre-bretonnaux-le-19-aout-2010</link>
  <dc:date>2010-07-01T00:10:07+02:00</dc:date>
  <dc:language>fr</dc:language>
  <dc:creator>Emilie-MusiComposer</dc:creator>
  <dc:subject>Communiqués</dc:subject>
  <description>Nous avons le plaisir de vous annoncer le prochain concert de Sacha Menny à Paris, qui se tiendra le 19 août 2010 au Théâtre de l'hôpital Bretonneau.



Raoul Dufy - l'Orchestre Rouge 1948-1949)</description>
  <content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons le plaisir de vous annoncer le prochain concert de <strong>Sacha Menny</strong> à Paris, qui se tiendra le 19 août 2010 au <strong>Théâtre</strong> de l'hôpital Bretonneau.<br /></p>


<p><img src="http://www.eternnyt.com/eternnyt/wp-content/uploads/2010/03/raoul-dufy.jpg" alt="" /><br />
<em>Raoul Dufy - l'Orchestre Rouge 1948-1949)</em><br /></p> <p>Musicien réellement
<em>mordu</em>
de piano comme on a la chance d'en rencontrer quelquefois, c'est sous le nom de
<em>Sacham</em>
qu'il présente aussi régulièrement sur nos <a href="http://musicomposer.fr/forum.php" hreflang="fr">forums</a> quelques-unes de ses propres compositions, souvent dédiées au piano et dont nous goûtons immédiatement toute la finesse et la poésie. La concision
et la subtilité semblent être les deux constantes majeures de son art d'écrire la musique. En raison de la densité de leur propos ces pièces pour piano s'apparentent plus à des mignardises qu'à  de simples miniatures.<br /></p>


<p>Musicien moderne, très réceptif aux musiques de notre temps, il ne cache pas non plus son admiration pour Frédéric Chopin  et...Jean-Sébastien Bach et comme on le comprend&nbsp;!</p>


<p>Cet été, à Paris, Sacha Menny fera entendre plusieurs de ses pièces pour piano,
<strong>le Jeudi 19 août 2010, après-midi,  à 15 h au Théâtre de l'hôpital Bretonneau</strong>
(
<em>23 rue Joseph de Maistre, Paris 75018, Métro Guy Moquet, Ligne 13</em>
).</p>



<p><strong>Venez nombreux et conviez-y vos amis </strong> !<br /></p>


<p><em>(Entrée  Libre)</em><br /></p>


<p><ins></ins><img src="/images/catimage/affiche-19aout2010-bretonneau.JPG" alt="" /><br /></p>





<p>Pour tous <strong>renseignements</strong> et pour avoir déjà un aperçu de son répertoire
visitez son <a href="http://sacham-pianiste.blogspot.com/" hreflang="fr">site</a>.<br /></p>



<p>NB: <strong>Attention</strong> pour les habitués des concert du soir, notez bien l'heure de ce <strong>concert de jour</strong>&nbsp;: <strong>15 h !</strong><br /><br /></p>




<p>Emilie A.
<em>(MusiComposer)</em></p>]]></content:encoded>
</item>

</rdf:RDF>
