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  <title>le blog du salon de musique de jean-louis foucart</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/"/>
  <tagline type="text/plain" mode="escaped">les dernières nouvelles du Salon de musique des Compositeurs associés</tagline>
  
  <modified>2008-07-04T01:18:49+02:00</modified>
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  <title>Vlaminck, quand la musique nourrit la peinture</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/07/04/356-vlaminck-quand-la-musique-nourrit-la-peinture" />
  <issued>2008-07-04T01:18:49+02:00</issued>
  <modified>2008-07-04T01:18:49+02:00</modified>
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  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Boz'art</dc:subject>
  <summary>Une vie pleine de paradoxes que celle de Vlaminck (1876-1958), ce géant, ce" barbare tendre et plein de violence", comme il se décrit lui-même plus tard,  peintre par vocation dès l'âge de 20 ans et autodidacte autoproclamé de la peinture, imperméable à toutes les écoles – même s'il se laisse enfermer dans la "cage aux fauves" au Salon des indépendants de 1905.


</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Une vie pleine de paradoxes que celle de Vlaminck (1876-1958), ce géant, ce&quot; barbare tendre et plein de violence&quot;, comme il se décrit lui-même plus tard,  peintre par vocation dès l'âge de 20 ans et autodidacte autoproclamé de la peinture, imperméable à toutes les écoles – même s'il se laisse enfermer dans la &quot;cage aux fauves&quot; au Salon des indépendants de 1905.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.rue89.com/files/20080305vlaminck2.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était fils d'un flamand violoniste et d'une mère pianiste qui fréquentaient la bohème et vivaient chichement des leçons données.
&lt;br /&gt;
Premier paradoxe, le fils, peintre débutant nourrit sa petite famille, de 1900 jusqu'à 1910 en jouant du violon dans les bouges de Montmartre et en donnant lui aussi des leçons (il continuera ces leçons bien longtemps après, d'ailleurs, alors qu'il est déjà un  peintre reconnu).
&lt;br /&gt;
La musique, cette pauvresse,  nourrit donc la peinture&amp;nbsp;! :-) &lt;br /&gt;
Mais il est vrai qu'à cette époque, en pleine naissance du fauvisme, la musique était tout juste suffisante pour lui permettre de survivre. Il raconte dans ses mémoires qu'il courrait les courses cyclistes professionnelles mais aussi les concours de foire, où il se produisait comme boxeur, prenant &quot;&lt;em&gt;trois gants par soirée&lt;/em&gt;&quot;, heureux de toucher ses dix francs en passant à la caisse pour se payer &quot;&lt;em&gt;les outremers, les vermillons qui contaient très cher et que le père Jarry, marchand de couleurs au pont de Chatou, me vendait à crédit&lt;/em&gt;&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Et les paradoxes continueront, toute sa vie, depuis une vie commencée dans la bohème jusqu'à sa retraite en 1924 dans la campagne beauceronne dont il ne sortira plus, jusqu'à ce voyage d'étude dans l'Allemagne nazie,  en 1942 où cet anarchiste antimilitariste qui a toujours fuit les endoctrinements idéologiques, philosophiques ou religieux se laisse entrainer...&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Je conseille vivement &lt;a href=&quot;http://www.senat.fr/evenement/vlaminck/index.html&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;l'exposition Vlaminck&lt;/a&gt;, au musée du Luxembourg à Paris (1).&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://images.google.fr/images?q=vlaminck%20image&amp;amp;sourceid=navclient-ff&amp;amp;ie=UTF-8&amp;amp;rlz=1B3GGGL_frFR257FR258&amp;amp;um=1&amp;amp;sa=N&amp;amp;tab=wi&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Voir ici&lt;/a&gt; quelques-uns des tableaux exposés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Que ceux qui ne peuvent s'y rendre avant sa fermeture, bientôt, prennent connaissance des articles et surtout des commentaires que l'on &lt;a href=&quot;http://www.rue89.com/2008/03/05/vlaminck-un-fauve-anarchiste-prend-dassaut-le-senat?page=1&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;trouve dans ce blog, ici&lt;/a&gt;, notamment celui de Piakasso02.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Comme Pikasso02, je regrette que l'exposition s'arrète en l'année 1915, alors que Vlamink a quand même continuer à peindre jusqu'à sa mort, en... 1958!)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Remise de prix  chez Musiqueharmonie.fr</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/07/02/355-le-1er-juillet-2008-de-musiqueharmoniefr" />
  <issued>2008-07-02T22:38:02+02:00</issued>
  <modified>2008-07-02T22:38:02+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/07/02/355-le-1er-juillet-2008-de-musiqueharmoniefr</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Propos de coulisses</dc:subject>
  <summary>Ce 1er juillet n'était pas tout à fait comme les autres. Il réunissait dans un restaurant de Saint Germain des près, à Paris, quelques uns des membres parisiens du jury de notre concours permanent de composition pour une remise solennelle du premier prix "Musique Harmonie" à... Laurent Juillet.

Quelques photos témoignent de l'ambiance de ce diner au cours duquel on parla beaucoup :  Musique contemporaine, Le  Sacre, Ravel, l'orchestration chez les compositeurs russes, la production musicale en France, la défense du droit d'auteur, le sponsoring musical, mais pas seulement : patinage artistique, peinture, égyptologie, action culturelle, Concours, judo... et j'en oublie. :-)</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Ce 1er juillet n'était pas tout à fait comme les autres. &lt;br /&gt;Il réunissait dans un restaurant de Saint Germain des près, à Paris, quelques uns des membres parisiens du jury de notre concours permanent de composition pour une remise solennelle du premier prix &quot;Musique Harmonie&quot; à... Laurent Juillet.
&lt;br /&gt;
Quelques photos témoignent de l'ambiance de ce diner au cours duquel on parla beaucoup&amp;nbsp;:  Musique contemporaine, Le  Sacre, Ravel, l'orchestration chez les compositeurs russes, la production musicale en France, la défense du droit d'auteur, le sponsoring musical, mais pas seulement&amp;nbsp;: patinage artistique, peinture, égyptologie, action culturelle, Concours, judo... et j'en oublie. :-)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://gilleslf.free.fr/Images/diner_du_080701.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;De gauche à droite :Jean-Armand Moroni, John Sernee, Yves Rinaldi, Laurent Juillet, Jean-Louis Foucart et Vincent Poulain (Mazurka est la photographe)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://gilleslf.free.fr/Images/Laurent_Juillet_laureat.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Quel beau diplôme!  La maquette a été conçue et réalisée spécialement pour Musique Harmonie  par la grande  artiste &lt;a href=&quot;http://www.christinebarbe.com/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Christine Barbe&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
Qu'elle en soit ici vivement remerciée&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://gilleslf.free.fr/Images/diner_du_080701_bis.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Le "stick Chapman"</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/27/354-le-stick-chapman" />
  <issued>2008-06-27T14:46:18+02:00</issued>
  <modified>2008-06-27T14:46:18+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/27/354-le-stick-chapman</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <summary>- Kekcekça?

- C'est un nouvel instrument de musique. Nouveau... En fait, il a plus de 30 ans d'âge !  ;-)
Je l'ai découvert hier par hasard en recevant cette invitation :


</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;- Kekcekça?
&lt;br /&gt;
- C'est un nouvel &lt;strong&gt;instrument de musique&lt;/strong&gt;. Nouveau... En fait, il a plus de 30 ans d'âge&amp;nbsp;!  ;-)&lt;br /&gt;
Je l'ai découvert hier par hasard en recevant cette invitation :&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://gilleslf.free.fr/Images/pasca_gutman-trio&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Créé dans les années 70 du siècle dernier par Emmett Chapman, il emprunte à la guitare  sa forme, sa sonorité et son amplification&amp;nbsp;: c'est un long manche en bois frêté (ça se dit?) porté en bandoulière devant soi, un peu comme un accordéon, presque verticalement, avec de dix à douze cordes réparties en deux groupes distincts&amp;nbsp;: les unes pour jouer les basses (genre guitare basse), les autres pour les médiums et les aigues.
&lt;br /&gt;
Mais il tient aussi du piano&amp;nbsp;: on peut le jouer avec les deux mains en même temps en frappant (&quot;tapping&quot;) les cordes de ses dix doigts, presque comme sur un piano. Presque, car les techniques de &quot;tapping&quot; bien connues des guitaristes sont quand même  sensiblement différentes de la technique pianistique. ;-)&lt;br /&gt;
Mais on peut jouer jusqu'à dix notes à la fois, en accord, ce qui en fait un instrument polyphonique comme le piano, et apparemment dans tous les genres de musique&amp;nbsp;: intéressant&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voici deux vidéos pour en savoir plus&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;a href=&quot;http://gilleslf.free.fr/zic/greg_howard1.wmv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;Une&lt;/a&gt;,  &lt;a href=&quot;http://gilleslf.free.fr/zic/greg_howard2.wmv&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;deux!&lt;/a&gt;&lt;/pre&gt;



&lt;p&gt;Pour en savoir encore plus, &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Chapman_Stick&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;c'est ici&lt;/a&gt;.
Et pour le voir jouer &quot;en live&quot;, rendez-vous au concert qui nous est proposé pour cinq euros (moi je n'y serais pas, je serai en vacances... partie remise).&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Concerts en live sur internet</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/25/353-concerts-en-live-sur-internet" />
  <issued>2008-06-25T20:15:19+02:00</issued>
  <modified>2008-06-25T20:15:19+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/25/353-concerts-en-live-sur-internet</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Propos de coulisses</dc:subject>
  <summary>medici.tv nous communique :


Chers internautes,


Depuis le 20 juin, vous pouvez suivre en direct et gratuitement tous les concerts du prestigieux festival d’Aspen aux Etats-Unis sur www.medici.tv, et cela jusqu’au 29 juin.
Le Quatuor Emerson, le pianiste Vladimir Feltsman, le chef d’orchestre Marin Alsop et bien d’autres vous attendent d’ici le 29 juin !</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.medici.tv/&quot; hreflang=&quot;fr&quot;&gt;medici.tv&lt;/a&gt; nous communique :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Chers internautes,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Depuis le 20 juin,&lt;/strong&gt; vous pouvez suivre &lt;strong&gt;en direct et gratuitement&lt;/strong&gt; tous les concerts du prestigieux festival d’Aspen aux Etats-Unis sur www.medici.tv, et cela jusqu’au 29 juin.
Le Quatuor Emerson, le pianiste Vladimir Feltsman, le chef d’orchestre Marin Alsop et bien d’autres vous attendent d’ici le 29 juin&amp;nbsp;!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La diffusion gratuite des concerts du Aspen Music Festival 2008 est rendue possible grâce au généreux soutien d’Ann B. Friedman et John Bucksbaum, en l’honneur de Matthew Bucksbaum. (Consultant&amp;nbsp;: Alexis Denny / NORMANDY INTERNATIONAL)&lt;/p&gt;




&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les 27 et 29 juin&lt;/strong&gt;&amp;nbsp;: en route pour le Festival d’Aix-en-Provence&amp;nbsp;! &lt;strong&gt;Découvrez en direct, puis en différé&lt;/strong&gt; pendant 2 mois, l’opéra de Mozart, Zaïde avec Ekatarina Lekhina dans le rôle titre, mis en scène par Peter Sellars. Puis le 30 juin, retrouvez le prestigieux Berliner Philharmoniker sous la baguette de Sir Simon Rattle.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous espérons que vous serez nombreux à vous rendre sur www.medici.tv, et à vous inscrire à notre newsletter (rubrique s’inscrire) pour être informés en avant-première de notre actualité.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A bientôt&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Le beau n'est pas horrible, l'horrible n'est pas beau</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/20/352-le-beau-n-est-pas-horrible-l-horrible-n-est-pas-beau" />
  <issued>2008-06-20T16:32:33+02:00</issued>
  <modified>2008-06-20T16:32:33+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/20/352-le-beau-n-est-pas-horrible-l-horrible-n-est-pas-beau</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <summary>(La musique de l'avenir, selon Hector Berlioz)Examinons  les théories qu'on dit être celles de l'école [de Wagner](*), école généralement désignée aujourd'hui sous le nom d'Ecole de la musique de l'avenir, parce  qu'on la suppose en opposition directe avec le goût musical du temps présent,  et certaine au contraire de se trouver en parfaite concordance avec celui d'une  époque future.
On  m'a longtemps attribué à ce sujet, en Allemagne et ailleurs, des opinions qui  ne sont pas les miennes; par suite, on m'a souvent adressé des louanges où je  pouvais voir de véritables injures; j'ai constamment gardé le silence.  Aujourd'hui mis en demeure de m'expliquer catégoriquement, puis-je me taire  encore, ou dois-je faire une profession de foi mensongère? Personne, je  l'espère, ne sera de cet avis.
Parlons  donc, et parlons avec une entière franchise. Si l'école de l'avenir dit ceci : </summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;em&gt;(La musique de l'avenir, selon Hector Berlioz)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Examinons  les th&amp;eacute;ories qu'on dit &amp;ecirc;tre celles de l'&amp;eacute;cole [&lt;em&gt;de Wagner&lt;/em&gt;](*), &amp;eacute;cole g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement d&amp;eacute;sign&amp;eacute;e aujourd'hui sous le nom &lt;em&gt;d'Ecole de la musique de l'avenir&lt;/em&gt;, parce  qu'on la suppose en opposition directe avec le go&amp;ucirc;t musical du temps pr&amp;eacute;sent,  et certaine au contraire de se trouver en parfaite concordance avec celui d'une  &amp;eacute;poque future.&lt;br&gt;
On  m'a longtemps attribu&amp;eacute; &amp;agrave; ce sujet, en Allemagne et ailleurs, des opinions qui  ne sont pas les miennes; par suite, on m'a souvent adress&amp;eacute; des louanges o&amp;ugrave; je  pouvais voir de v&amp;eacute;ritables injures; j'ai constamment gard&amp;eacute; le silence.  Aujourd'hui mis en demeure de m'expliquer cat&amp;eacute;goriquement, puis-je me taire  encore, ou dois-je faire une profession de foi mensong&amp;egrave;re? Personne, je  l'esp&amp;egrave;re, ne sera de cet avis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlons  donc, et parlons avec une enti&amp;egrave;re franchise. Si l'&amp;eacute;cole de l'avenir dit ceci : &lt;br&gt; &lt;em&gt;&amp;quot;  La musique, aujourd'hui dans la force de sa jeunesse, est &amp;eacute;mancip&amp;eacute;e, libre ;  elle fait ce qu'elle veut.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Beaucoup de vieilles r&amp;egrave;gles n'ont plus cours ; elles furent faites par des  observateurs inattentifs ou par des esprits routiniers, pour d'autres esprits  routiniers. De nouveaux besoins de l'esprit, du c&amp;oelig;ur et du sens de l'ou&amp;iuml;e  imposent de nouvelles tentatives, ct m&amp;ecirc;me dans certains cas l'infraction des  anciennes lois.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Diverses formes sont par trop us&amp;eacute;es pour &amp;ecirc;tre encore admises. &lt;br&gt;
&amp;quot;  Tout est bon d'ailleurs, ou tout est mauvais suivant l'usage qu'on en fait et  la raison qui en am&amp;egrave;ne l'usage.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Dans son union avec le drame, ou seulement la parole chant&amp;eacute;e,&amp;nbsp; la musique doit toujours &amp;ecirc;tre en rapport  direct avec le sentiment exprim&amp;eacute; par la parole, &amp;nbsp;avec le caract&amp;egrave;re du personnage qui chante, souvent  m&amp;ecirc;me avec l'accent et les inflexions vocales que l'on sent devoir &amp;ecirc;tre les plus  naturels du langage parl&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br&gt;
&amp;quot;  Les op&amp;eacute;ras ne doivent pas &amp;ecirc;tre &amp;eacute;crits pour des chanteurs ; les chanteurs au  contraire, doivent &amp;ecirc;tre form&amp;eacute;s pour les op&amp;eacute;ras.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Les &amp;oelig;uvres &amp;eacute;crites uniquement pour faire briller les talents de certains  virtuoses ne peuvent &amp;ecirc;tre que des compositions d'un ordre secondaire et d'assez  peu de valeur.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Les ex&amp;eacute;cutants ne sont que des instruments plus on moins intelligents destin&amp;eacute;s  &amp;agrave; mettre en lumi&amp;egrave;re la forme et le sens intime des &amp;oelig;uvres : leur despotisme est  fini; &lt;br&gt;
&amp;quot;  Le maitre reste le ma&amp;icirc;tre ; c'est &amp;agrave; lui de commander.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Le son et la sonorit&amp;eacute; sont au-dessous de l'id&amp;eacute;e.&lt;br&gt;
&amp;quot;  L'id&amp;eacute;e est au-dessous du sentiment et de la passion.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Les longues vocalisations rapides, les ornements du allant, le trille  vocal,&amp;nbsp; une multitude de rythmes, sont  inconciliables avec l'expression de la plupart des sentiments s&amp;eacute;rieux, nobles  et profonds.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il est en cons&amp;eacute;quence insens&amp;eacute; d'&amp;eacute;crire pour un Kyrie eleison (la pri&amp;egrave;re la plus  humble de l'Eglise catholique) des traits qui ressemblent &amp;agrave; s'y m&amp;eacute;prendre aux  vocif&amp;eacute;rations d'une troupe d'ivrognes attabl&amp;eacute;s dans un cabaret.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il ne l'est peut-&amp;ecirc;tre pas moins d'appliquer la m&amp;ecirc;me musique &amp;agrave; une invocation &amp;agrave;  Baal par des idol&amp;acirc;tres et &amp;agrave; la pri&amp;egrave;re adress&amp;eacute;e &amp;agrave; J&amp;eacute;hovah par les enfants  d'Isra&amp;euml;l.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il est plus odieux encore de prendre une cr&amp;eacute;ature id&amp;eacute;ale, fille du plus grand  des po&amp;egrave;tes, un ange de pures et d'amour,&amp;nbsp;  et de la faire chanter comme une fille de joie, etc. etc.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si  tel est le code musical de l'&amp;eacute;cole de l'avenir, nous sommes de cette &amp;eacute;cole,  nous lui appartenons corps et &amp;acirc;me, avec la conviction la plus profonde et les  plus chaleureuses sympathies.&lt;br&gt;
  Mais  tout le monde en est ; chacun aujourd'hui professe plus ou moins ouvertement  cette doctrine, en tout ou en partie. Y a-t-il un grand maitre qui n'&amp;eacute;crive ce  qu'il veut ? Qui donc croit &amp;agrave; l'infaillibilit&amp;eacute; des r&amp;egrave;gles les scolastiques, sinon  quelques bonhommes timides qu'&amp;eacute;pouvanterait l'ombre de leur nez, s 'ils en  avaient un? ...&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;br&gt;
  Je  vais plus loin : il en est ainsi depuis longtemps. Gluck lui-m&amp;ecirc;me fut en ce  sens de l'&amp;eacute;cole de l'avenir ; il dit&amp;nbsp;&amp;nbsp;  dans sa fameuse pr&amp;eacute;face d'Alceste : &amp;quot;&lt;em&gt;Il n'est aucune r&amp;egrave;gle que je n'aie cru devoir sacrifier de bonne gr&amp;acirc;ce  en faveur de l'effet.&lt;/em&gt;&amp;quot; &lt;br&gt;
  Et  Beethoven, que fut-il, sinon de tous les musiciens connus le plus hardi, le  plus ind&amp;eacute;pendant, le plus impatient de tout frein?&amp;nbsp; Longtemps m&amp;ecirc;me avant Beethoven,&amp;nbsp; Gluck avait admis l'emploi des p&amp;eacute;dales  sup&amp;eacute;rieures ( notes tenues &amp;agrave; l'aigu) qui n'entrent pas dans l'harmonie et  produisent de doubles et triples dissonances. Il a su tirer des effets sublimes  de cette hardiesses, dans l'introduction de la sc&amp;egrave;ne des enfers d'&lt;em&gt;Orph&amp;eacute;e&lt;/em&gt;, dans un ch&amp;oelig;ur &lt;em&gt;d'Iphig&amp;eacute;nie en Aulide&lt;/em&gt;, et surtout dans  ce passage de l'air immortel &lt;em&gt;d'Iphig&amp;eacute;nie  en Tauride&lt;/em&gt; : M&amp;ecirc;lez vos cris plaintifs &amp;agrave; mes g&amp;eacute;missements.&lt;br&gt;
  M.  Auber en a fait autant dans la tarentelle de la Muette.&lt;br&gt;
  Quelles  libert&amp;eacute;s Gluck n'a-t-il pas prises aussi avec le rythme? Mendelssohn, qui passe  pourtant dans l'&amp;Eacute;cole de l'avenir pour un classique, ne s'est-il pas moqu&amp;eacute; de  l'unit&amp;eacute; tonale dans sa belle ouverture d'&lt;em&gt;Athalie&lt;/em&gt;,  qui comment en fa et finit en r&amp;eacute; majeur, tout comme Gluck, qui commence un  ch&amp;oelig;ur &lt;em&gt;d'Iphig&amp;eacute;nie en Tauride&lt;/em&gt; en mi  mineur pour le finir en la mineur? Donc nous sommes tous, sous ce rapport, de  l'&amp;eacute;cole de l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais  si elle vient nous dire :&lt;br&gt;
  &lt;em&gt;&amp;quot;  Il faut faire le contraire de ce qu'enseignent les r&amp;egrave;gles.&lt;br&gt;
&amp;quot;  On est las de la m&amp;eacute;lodie; on est las des dessins m&amp;eacute;lodiques; on est las des  airs, des duos, des trios, des morceaux dont le th&amp;egrave;me se d&amp;eacute;veloppe  r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement ; on est rassasi&amp;eacute; des harmonies consonantes, des dissonances  simples, pr&amp;eacute;par&amp;eacute;es et r&amp;eacute;solues, des modulations naturelles et m&amp;eacute;nag&amp;eacute;es avec  art.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il ne faut tenir compte que de l'id&amp;eacute;e, ne pas faire le moindre cas de la  sensation.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il faut m&amp;eacute;priser l'oreille, cette guenille, la brutaliser pour la dompter : la  musique n'a pas pour objet de lui &amp;ecirc;tre agr&amp;eacute;able. Il faut qu'elle s'accoutume &amp;agrave;  tout, aux s&amp;eacute;ries de septi&amp;egrave;mes diminu&amp;eacute;es ascendantes ou descendantes, semblables  &amp;agrave; une troupe de serpents qui se tordent et s'entred&amp;eacute;chirent en sifflant ; aux  triples dissonances sans pr&amp;eacute;paration ni r&amp;eacute;solution ; aux parties interm&amp;eacute;diaires  qu'on force de marcher ensemble sans qu'elle s'accordent ni par l'harmonie ni  par le rythme, et qui s'&amp;eacute;corchent mutuellement ; aux modulations atroces, qui  introduisent une tonalit&amp;eacute; dans un coin de l'orchestre avant que dans l'autre la  pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente soit sortie.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il ne faut accorder aucune estime &amp;agrave; l'art du chant, ne songer ni &amp;agrave; sa nature ni  &amp;agrave; sa exigences.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il faut, dans un op&amp;eacute;ra, se borner &amp;agrave; noter la d&amp;eacute;clamation.&lt;br&gt;
d&amp;ucirc;t-on  employer les intervalles les plus inchantables, les plus saugrenus, les plus  laids.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il n'y a point de diff&amp;eacute;rence &amp;agrave; &amp;eacute;tablir entre la musique destin&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;ecirc;tre lue par  un musicien tranquillement assis devant son pupitre et celle qui doit &amp;ecirc;tre chant&amp;eacute;e  par c&amp;oelig;ur, en sc&amp;egrave;ne, par un artiste oblig&amp;eacute; de se pr&amp;eacute;occuper en m&amp;ecirc;me temps de  son&amp;nbsp;&amp;nbsp; action dramatique et de celle des  autres acteurs.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Il ne faut jamais s'inqui&amp;eacute;ter des possibilit&amp;eacute;s de l'ex&amp;eacute;cution.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Si les chanteurs &amp;eacute;prouvent &amp;agrave; retenir un r&amp;ocirc;le, &amp;agrave; se le mettre dans la voix,  autant de peine qu'&amp;agrave; apprendre par c&amp;oelig;ur une page de sanscrit ou &amp;agrave; avaler une  poign&amp;eacute;e de coquilles de noix, tant pis pour eux ; on les paye pour travailler :  ce sont des esclaves.&lt;br&gt;
&amp;quot;  Les sorci&amp;egrave;res de Macbeth ont raison : le beau est horrible, l'horrible est  beau. &amp;quot; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si  telle est cette religion, tr&amp;egrave;s-nouvelle en effet, je suis fort loin de la  professer; je n'en ai jamais &amp;eacute;t&amp;eacute;, je n'en suis pas, je n'en serai jamais.&lt;br&gt;
  Je  l&amp;egrave;ve la main et je le jure : &lt;em&gt;Non credo&lt;/em&gt;. &lt;br&gt;
  Je  le crois, au contraire, fermement : le beau n'est pas horrible, l'horrible  n'est pas beau. La musique, sans doute, n'a pas pour objet exclusif d'&amp;ecirc;tre  agr&amp;eacute;able &amp;agrave; l'oreille, mais elle a mille fois moins encore pour objet de lui  &amp;ecirc;tre d&amp;eacute;sagr&amp;eacute;able, de la torturer, de l'assassiner.&lt;br&gt;
  Je  suis de chair comme tout le monde ; je veux qu'on tienne compte de mes  sensations, qu'on traite avec m&amp;eacute;nagement mon oreille, cette guenille.&lt;br&gt;
  &lt;em&gt;Guenille,  si l'on veut; ma guenille m'est ch&amp;egrave;re.&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
  Je  r&amp;eacute;pondrai donc imperturbablement dans l'occasion ce que je r&amp;eacute;pondis un jour &amp;agrave;  une dame d'un grand c&amp;oelig;ur et d'un grand esprit, que l'id&amp;eacute;e de la libert&amp;eacute; dans  l'art,&amp;nbsp; pouss&amp;eacute;es jusqu'&amp;agrave; l'absurde, a un  peu s&amp;eacute;duite. Elle me disait, &amp;agrave; propos d'un morceau ou les moyens charivariques  se trouvent employ&amp;eacute;s, et sur lequel je m'abstenais d'&amp;eacute;mettre une opinion :  &amp;quot; Vous devez pourtant aimer cela, vous? - oui, j'aime cela, comme on aime  &amp;agrave; boire du vitriol et &amp;acirc; manger de l'arsenic. &amp;quot; &lt;br&gt;
  Plus  tard, un c&amp;eacute;l&amp;egrave;bre changeur, qu'on cite aujourd'hui comme l'un des plus ardents  antagonistes de la musique de l'avenir, me fit le m&amp;ecirc;me compliment. Il a &amp;eacute;crit  un op&amp;eacute;ra o&amp;ugrave;, dans une sc&amp;egrave;ne importante, la canaille juive insulte un captif.  Pour mieux rendre l'effet des hu&amp;eacute;es populaires, ce r&amp;eacute;aliste a &amp;eacute;crit un  orchestre et un ch&amp;oelig;ur charivariques en discordances continues. Enchant&amp;eacute; de sa  noble audace, l'auteur, ouvrant un jour sa partition &amp;acirc; l'endroit de la cacophonie,  me dit, sans malice aucune,&amp;nbsp; je me plais  &amp;agrave; le reconnaitre : &amp;quot; Il faut que je vous montre celle sc&amp;egrave;ne ; elle doit  vous plaire. &amp;quot; Je ne r&amp;eacute;pondis rien, et il ne f&amp;ucirc;t question ni de vitriol ni  d'arsenic . Mais, puisque aujourd'hui je parle et que j'ai encore le singulier  compliment sur le c&amp;oelig;ur, je lui dirai : &lt;br&gt;
  &lt;em&gt;&amp;quot;  Non, mon cher D***,&amp;nbsp; cela ne doit pas me  plaire, et cela me d&amp;eacute;plait au contraire horriblement. En me traitant de r&amp;eacute;aliste  charivariseur, vous m'avez calomni&amp;eacute;. Vous vous prononcez &amp;agrave; cette heure, dit-on,  contre Wagner et ses adeptes, et ils ont plus de droit de vous classer parmi  les serpents &amp;agrave; sonnettes de la musique de l'avenir , vous le musicien aux trois  quarts italien, capable et coupable de cette horreur, que vous n'en avez de me  placer m&amp;ecirc;me parmi les aigles de cette &amp;eacute;cole, moi, le musicien aux trois quarts Allemand,  qui n'ai jamais rien &amp;eacute;crit de pareil, non, jamais, et je vous d&amp;eacute;fie de me  prouver le contraire.&lt;br&gt;
  Allons,  invitez un de vos condisciples ; faites apporter des coupes de cuivre oxyd&amp;eacute; ;  versez du vitriol et buvez : moi, j'aime mieux de l'eau, f&amp;ucirc;t-elle ti&amp;egrave;de, ou un  op&amp;eacute;ra de Cimarosa. &amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
  ___________________&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(*)  Ce texte est extrait de &amp;quot;A travers les chants&amp;quot;, d'Hector Berlioz, t&amp;eacute;l&amp;eacute;chargeable  en format pdf sur le site de la BNF.&lt;br&gt;
  On  peut lire le texte complet (Chapitre 14, CONCERTS DE RICHARD WAGNER. LA MUSIQUE  DE L&amp;rsquo;AVENIR) sur cet excellent site consacr&amp;eacute; &amp;agrave; Berlioz :&lt;br&gt;
  &amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.hberlioz.com/Writings/ATCindex.htm&quot;&gt;http://www.hberlioz.com/Writings/ATCindex.htm&lt;/a&gt; &lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Concert à St Eustache dimanche 22 juin, 15H00</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/17/351-concert-a-st-eustache-el-dimanche-22-juin-15h00" />
  <issued>2008-06-17T00:49:26+02:00</issued>
  <modified>2008-06-17T00:49:26+02:00</modified>
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  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Propos de coulisses</dc:subject>
  <summary>L'ambassade de Slovénie communique :


Pour clore en beauté la Présidence slovene de l'Union européenne
l'Ambassade de Slovénie a le bonheur de vous convier
au concert :


TERRAFOLK (*)
avec
l'Orchestre symphonique de la Radio-Télévision Slovénie


Direction: Izidor Leitinger

le dimanche 22 juin 2008 a 15 heures

à l'Eglise Saint-Eustache,   2 impasse St-Eustache

75001 Paris

M° Châtelet-Les Halles


Entrée libre   Venez nombreux!  Amenez vos amis!</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;em&gt;L'ambassade de Slovénie communique :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour clore en beauté la Présidence slovene de l'Union européenne
l'Ambassade de Slovénie a le bonheur de vous convier
au concert&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;TERRAFOLK (*)
avec
l'Orchestre symphonique de la Radio-Télévision Slovénie&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Direction: Izidor Leitinger
&lt;br /&gt;
le dimanche 22 juin 2008 a 15 heures
&lt;br /&gt;
à l'Eglise Saint-Eustache,   2 impasse St-Eustache
&lt;br /&gt;
75001 Paris
&lt;br /&gt;
M° Châtelet-Les Halles&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Entrée libre   Venez nombreux!  Amenez vos amis!&lt;/p&gt; &lt;blockquote&gt;&lt;p&gt;(*)TerraFolk est le groupe slovène qui a reçu le BBC World Music Award 2003… Ils s'emparent avec joie des traditions slovène, tsigane, irlandaise, russe, balkanique ou klezmer, sans délaisser Bach, Vivaldi ou Mozart, composent leur propre musique, et surtout se moquent des catégorisations. Le violon et l'accordéon mènent le bal, faisant la synthèse entre les contrastes apparemment irréconciliables. Leur enthousiasme est contagieux et leurs concerts sont un tourbillon frénétique d'énergie positive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
L'Orchestre symphonique de la Radio Télévision Slovénie existe depuis 1955. Entre la musique baroque et les compositeurs contemporains, il a plus de 150 CD a son actif, avec des solistes prestigieux tels que Roberto Alagna, Angela Georghiu, Emmanuelle Bertrand ou Giora Feidman. Dernierement, il se lance dans les projets &quot;crossover&quot; - en liant la musique classique avec d'autres genres musicaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Tout le monde se souvient encore du grand moment de grâce musicale que fut la rencontre entre TerraFolk et l'Orchestre symphonique de la Radio Télévision Slovénie, lors d'une soirée d'été exceptionnelle au théâtre de Krizanke a Ljubljana. L'étonnant mélange a été si grandiose qu'il les a menés jusqu'en Afrique du Sud et en ce moment, en tournée en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Liza JAPELJ CARONE
Attachée culturelle
Ambassade de Slovénie
28 rue Bois le Vent
75016 PARIS
++ 33 1 44 96 50 64&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;</content>
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<entry xml:lang="fr">
  <title>La musique de Monsieur Gluck</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/14/350-la-musique-de-monsieur-gluck" />
  <issued>2008-06-14T22:25:52+02:00</issued>
  <modified>2008-06-14T22:25:52+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/14/350-la-musique-de-monsieur-gluck</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Musicalement votre</dc:subject>
  <summary>Nous sommes heureux d'accueillir ici un nouveau rédacteur. Il souhaite rester anonyme, mais je pense que vous le reconnaitrez facilement.Voici son premier billet sur la musique de Gluck. Il nous a promis de nous en livrer deux autres, plus sérieux, l'un sur Wagner, l'autre sur Beethoven. On verra bien s'il tient ses promesses...(Le premier qui trouve son nom gagnera... toute notre considération !) :-)


Au mois de décembre 1859, M. Carvalho, directeur du Théatre-Lyrique a osé entreprendre de remettre en scène l'Orphée de Gluck, et a obtenu par ce coup d'audace un des plus grands succès dont nous ayons été témoins.</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;em&gt;Nous sommes heureux d'accueillir ici un nouveau rédacteur. Il souhaite rester anonyme, mais je pense que vous le reconnaitrez facilement.&lt;br /&gt;Voici son premier billet sur la musique de Gluck. Il nous a promis de nous en livrer deux autres, plus sérieux, l'un sur Wagner, l'autre sur Beethoven. On verra bien s'il tient ses promesses...&lt;br /&gt;(Le premier qui trouve son nom gagnera... toute notre considération !)&lt;/em&gt; :-)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au mois de décembre 1859, M. Carvalho, directeur du Théatre-Lyrique a osé entreprendre de remettre en scène l'Orphée de Gluck, et a obtenu par ce coup d'audace un des plus grands succès dont nous ayons été témoins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Orphée de Gluck commence à avoir une vogue inquiétante. Il faut espérer pourtant que Gluck ne deviendra pas à la mode. Que le théâtre soit plein à chacune des représentations du chef- d'œuvre, tant mieux&amp;nbsp;; que M. Carvalho gagne beaucoup d'argent, tant mieux&amp;nbsp;; que les mœurs musicales des Parisiens s'épurent, que leurs petites idées s'agrandissent et s'élèvent, tant mieux encore&amp;nbsp;; que le public artiste se complaise dans sa joie exceptionnelle, tant mieux, mille fois tant mieux. Mais que les Polonius (c'est le nouveau nom de monsieur Prud'homme) se croient obligés maintenant de rester éveillés aux représentations d'Orphée, qu'ils se cachent pour aller voir leurs chères parodies dans un théâtre qu'il est interdit de nommer, qu'ils feignent de trouver la musique de Gluck charmante, tant pis! tant pis&amp;nbsp;! &lt;br /&gt;
Pourquoi chasser le naturel, puisqu'il ne tardera pas à revenir au galop! Pourquoi, quand on est un respectable Mr Prud'homme, un Polonius barbu ou non barbu ne pas parler la langue de son emploi, faire semblant de comprendre et de sentir, et ne pas dire franchement avec tant d'autres&amp;nbsp;: &quot; C'est assommant, ah! c'est assommant&amp;nbsp;! &quot; (Je ne cite pas le mot en usage dans la langue des Polonius, il est trop peu littéraire.) Pourquoi baisser la voix pour dire, comme je l'ai entendu dire si haut&amp;nbsp;: &quot;Veuillez m'excuser, madame, de vous avoir fait subir une telle rapsodie; assister à ce long enterrement&amp;nbsp;; nous irons voir guignol demain aux Champs-Elysées pour nous dédommager&amp;nbsp;; car nous sommes volés, dans toute la force du terme, volés comme on ne l'est pas en pleine forêt de Bondy.
&lt;br /&gt;
Ce sont ces imbéciles de journalistes qui nous ont amenés dans ce traquenard. - Ou bien: &quot;c'est de la musique savante, très savante&amp;nbsp;; mais s'il faut étudier le contre-point pour la bien goutter, vous avouerez, ma chère madame Prud'homme, qu'elle est encore au-dessus de nos moyens&quot;. Ou bien&amp;nbsp;: &quot; Il n'y a pas deux mesures de mélodie là-dedans&amp;nbsp;; si nous autres jeunes compositeurs nous écrivions de pareille musique,  on nous jetterait des pommes de terre. &quot; - Ou bien&amp;nbsp;: &quot; C'est de la musique faite par le calcul et bonne seulement pour des mathématiciens. &quot; Ou bien&amp;nbsp;: &quot; C'est beau mais c'est bien long.&quot; - ou bien&amp;nbsp;: &quot; C'est long, mais ce n'est pas beau.&quot;
&lt;br /&gt;
Et tant d'autres aphorismes dignes d'admiration.
&lt;br /&gt;
Oui, tant pis, tant pis si ce nouveau genre de tartuferie vient à se répandre&amp;nbsp;; car rien n'est plus délicieux et plus flatteur pour les gens organisés d'une certaine façon que de voir les choses qu'ils aiment et admirent insultées par les gens organisés d'autre sorte. C'est le complément de leur bonheur. Et dans le cas contraire ils sont toujours tentés de paraphraser l'aparté d'un orateur de l'antiquité et de dire&amp;nbsp;: &quot; Les Polonius sont enchantés, admirerions-nous une platitude?...
&lt;br /&gt;
Mais rassurons-nous, Gluck ne deviendra pas à la mode, et Guignol, depuis quelques jours voit grossir le chiffre de ses recettes, tant il y a de gens qui vont le voir pour se dédommager.&lt;/p&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Robot batteur</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/12/349-robot-batteur" />
  <issued>2008-06-12T01:42:41+02:00</issued>
  <modified>2008-06-12T01:42:41+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/12/349-robot-batteur</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>Choses-en-tique</dc:subject>
  <summary>A la recherche du Rythme !
(merci Vincent ;-) )</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;A la recherche du Rythme !&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;(merci Vincent&lt;/em&gt; ;-) )&lt;/p&gt; &lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/_RyodnisVvU&amp;hl=fr&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/_RyodnisVvU&amp;hl=fr&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;344&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>Chorégraphie militaire grecque</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/08/348-choregraphie-militaire-grecque" />
  <issued>2008-06-08T15:46:52+02:00</issued>
  <modified>2008-06-08T15:46:52+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/08/348-choregraphie-militaire-grecque</id>
  <author><name>jlf</name></author>
  <dc:subject>La nature des choses</dc:subject>
  <summary>Voyez cette chorégraphie à la fois sophistiquée, théâtrale et bon enfant :


la relève de la Garde devant le parlement grec, à Athènes.
Un bon raccourci touristique ! ;-)
Grece_releve_gardeenvoyé par jeanlouisfoucart</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;Voyez cette chorégraphie à la fois sophistiquée, théâtrale et bon enfant&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;la relève de la Garde&lt;/strong&gt; devant le parlement grec, à Athènes.&lt;br /&gt;
Un bon raccourci touristique&amp;nbsp;! ;-)&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;object width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5pfze&amp;related=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;allowScriptAccess&quot; value=&quot;always&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.dailymotion.com/swf/x5pfze&amp;related=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;420&quot; height=&quot;336&quot; allowFullScreen=&quot;true&quot; allowScriptAccess=&quot;always&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/video/x5pfze_grecerelevegarde_travel&quot;&gt;Grece_releve_garde&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoy&amp;eacute; par &lt;a href=&quot;http://www.dailymotion.com/jeanlouisfoucart&quot;&gt;jeanlouisfoucart&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (des photos suivront).</content>
</entry>
<entry xml:lang="fr">
  <title>La peur du mot : Le compositeur face au texte</title>
  <link rel="alternate" type="text/html" href="http://www.foucart.net/?2008/06/07/347-la-peur-du-motnbsp-le-compositeur-face-au-texte" />
  <issued>2008-06-07T20:23:48+02:00</issued>
  <modified>2008-06-07T20:23:48+02:00</modified>
  <id>http://www.foucart.net/?2008/06/07/347-la-peur-du-motnbsp-le-compositeur-face-au-texte</id>
  <author><name>Rinaldi</name></author>
  <dc:subject>Musique-au-logis</dc:subject>
  <summary>Une triple alternative
Qu&amp;rsquo;il écrive des mélodies  ou qu&amp;rsquo;il compose sur un livret d&amp;rsquo;opéra, le musicien se voit généralement  confronté à trois types d&amp;rsquo;attitudes dans le rapport que sa musique établira au  texte :

  le mot asservit sa musique. Le compositeur       renonce à la primauté du son. La force du texte s&amp;rsquo;impose à lui.
  La musique recouvre les mots. Le texte est       comme une table qui serait totalement dissimulée par une grande nappe et       réduite au rôle de simple support au couvert musical.
  La musique met le mot à nu. Elle féconde les       mots pour les transmuer en voix : elle les fait chanter. Car le       chant, libérant la parole de sa fonction agissante, instaure la gratuité       du mot, son « inutilité » fonctionnelle. La musique devient ici       l&amp;rsquo;instrument de cette libération : on ne parle plus pour agir lorsque       l&amp;rsquo;on chante ; on parle pour faire « chanter » les mots,       pour en révéler toute la force poétique et la richesse polysémique,       sources de sensations.
</summary>
  <content type="text/html" mode="escaped">&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Une triple alternative&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;crive des m&amp;eacute;lodies  ou qu&amp;rsquo;il compose sur un livret d&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra, le musicien se voit g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement  confront&amp;eacute; &amp;agrave; trois types d&amp;rsquo;attitudes dans le rapport que sa musique &amp;eacute;tablira au  texte&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;
&lt;ul type=&quot;disc&quot;&gt;
  &lt;li&gt;le mot asservit sa musique. Le compositeur       renonce &amp;agrave; la primaut&amp;eacute; du son. La force du texte s&amp;rsquo;impose &amp;agrave; lui.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;La musique recouvre les mots. Le texte est       comme une table qui serait totalement dissimul&amp;eacute;e par une grande nappe et       r&amp;eacute;duite au r&amp;ocirc;le de simple support au couvert musical.&lt;/li&gt;
  &lt;li&gt;La musique met le mot &amp;agrave; nu. Elle f&amp;eacute;conde les       mots pour les transmuer en voix&amp;nbsp;: elle les fait chanter. Car le       chant, lib&amp;eacute;rant la parole de sa fonction agissante, instaure la gratuit&amp;eacute;       du mot, son &amp;laquo;&amp;nbsp;inutilit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo; fonctionnelle. La musique devient ici       l&amp;rsquo;instrument de cette lib&amp;eacute;ration&amp;nbsp;: on ne parle plus pour agir lorsque       l&amp;rsquo;on chante&amp;nbsp;; on parle pour faire &amp;laquo;&amp;nbsp;chanter&amp;nbsp;&amp;raquo; les mots,       pour en r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler toute la force po&amp;eacute;tique et la richesse polys&amp;eacute;mique,       sources de sensations.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Une &amp;eacute;motion intacte&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot se met alors &amp;agrave;  vibrer au son de la voix, mis &amp;agrave; nu par la musique, caress&amp;eacute;, secou&amp;eacute;, tortur&amp;eacute; par  elle afin qu&amp;rsquo;il avoue ce qu&amp;rsquo;il a &amp;agrave; nous dire, &amp;agrave; nous auditeurs qui passons  notre temps &amp;agrave; recomposer la musique que le compositeur nous propose.&lt;br&gt;
  C&amp;rsquo;est bien pour cela que  certaines m&amp;eacute;lodies, de concert ou d&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra, nous &amp;eacute;meuvent tant et conservent  intacte, par del&amp;agrave; les modes et bouleversements esth&amp;eacute;tiques, la facult&amp;eacute; de  t&amp;eacute;taniser une salle enti&amp;egrave;re d&amp;rsquo;auditeurs avertis ou blas&amp;eacute;s par la connaissance  que procure les &amp;eacute;coutes successives d&amp;rsquo;une m&amp;ecirc;me &amp;oelig;uvre.&lt;br&gt;
  Cette jeunesse &amp;eacute;ternelle,  propre aux chefs d&amp;rsquo;&amp;oelig;uvre lyriques, provient du fait que chaque interpr&amp;eacute;tation  est une recr&amp;eacute;ation, y compris lorsqu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;un m&amp;ecirc;me interpr&amp;egrave;te, d&amp;rsquo;une  repr&amp;eacute;sentation &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots fragiles&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le propre du chant est  d&amp;rsquo;utiliser l&amp;rsquo;instrument le plus fragile qui soit&amp;nbsp;: la voix humaine. Mais  il est aussi le plus variable, donc le plus riche. Chaque parole chant&amp;eacute;e  r&amp;eacute;sulte d&amp;rsquo;une alchimie complexe m&amp;ecirc;lant les sp&amp;eacute;cificit&amp;eacute;s vocales de l&amp;rsquo;interpr&amp;egrave;te,  justesse de on interpr&amp;eacute;tation par rapport aux intentions des auteurs (du texte  et de la musique), ses capacit&amp;eacute;s physiques et psychologiques du moment, etc.&lt;br&gt;
  Il faut aussi faire  intervenir la composition du public, &amp;laquo;&amp;nbsp;l&amp;rsquo;ambiance&amp;nbsp;&amp;raquo; de la salle si  d&amp;eacute;terminante, en bien comme en mal. Les plus grands chanteurs en ont fait, au  moins une fois dans leur carri&amp;egrave;re, la cuisante exp&amp;eacute;rience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots qui relient&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chant tisse des liens  invisibles entre les diff&amp;eacute;rents protagonistes&amp;nbsp;: entre le chanteur et le  public, entre le compositeur et son interpr&amp;egrave;te, entre le texte et la musique (=  la prosodie), etc. Ces liens permettent &amp;agrave; la magie du chant d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rer, dans les  meilleurs des cas sinon le &amp;laquo;&amp;nbsp;courant ne passe pas&amp;nbsp;&amp;raquo; et l&amp;rsquo;on s&amp;rsquo;ennuie  ferme. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;autant plus g&amp;ecirc;nant que la dimension collective du public des  salles d&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra tend &amp;agrave; d&amp;eacute;cupler les &amp;eacute;motions, malaises y compris. Personne ne se  sent alors responsable puisque tout le monde l&amp;rsquo;est&amp;nbsp;: chanteur, orchestre,  chef d&amp;rsquo;orchestre, sc&amp;eacute;nographe et&amp;hellip;public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots artificiels&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le chant est un art&amp;nbsp;;  il est donc avant tout un artifice, fruit du g&amp;eacute;nie cr&amp;eacute;atif de certains  artistes. Mais c&amp;rsquo;est un artifice de circonstances. Une m&amp;ecirc;me aria peut exalter  ici et laisser de marbre ailleurs. Et tout le talent du chanteur n&amp;rsquo;y pourra rien.  La n&amp;eacute;cessaire communion entre le chanteur et les auditeurs, condition  essentielle &amp;agrave; la r&amp;eacute;alisation de l&amp;rsquo;artifice lyrique, ne pourra pas toujours se  faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots incertains&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette incertitude  permanente, cette remise en cause perp&amp;eacute;tuelle conf&amp;egrave;rent au chant une dimension  profond&amp;eacute;ment humaine. Le m&amp;ecirc;me mot chant&amp;eacute; se colorera d&amp;rsquo;&amp;eacute;motions et de  significations vari&amp;eacute;es selon les musiques et les voix qui l&amp;rsquo;envelopperont, avec  toute la dose d&amp;rsquo;incertitude, quant &amp;agrave; la r&amp;eacute;ussite des intentions des auteurs et des  interpr&amp;egrave;tes, propre &amp;agrave; toute prestation en public conjugu&amp;eacute;e &amp;agrave; la fragilit&amp;eacute; de la  voix humaine. Seule la voix est capable d&amp;rsquo;engendrer de vives &amp;eacute;motions et de  susciter des r&amp;eacute;actions parfois outranci&amp;egrave;res. On conna&amp;icirc;t les scandales multiples  qui ponctu&amp;egrave;rent la cr&amp;eacute;ation d&amp;rsquo;op&amp;eacute;ras plus ou moins c&amp;eacute;l&amp;egrave;bres ou la carri&amp;egrave;re  d&amp;rsquo;artistes lyriques renomm&amp;eacute;s. Rares sont les &amp;eacute;quivalents en musique purement  instrumentale. Le scandale qui entoura la cr&amp;eacute;ation du Sacre du Printemps d&amp;rsquo;Igor  Stravinsky ne fut pas imputable &amp;agrave; la musique, qui triompha imm&amp;eacute;diatement apr&amp;egrave;s  en version de concert mais &amp;agrave; l&amp;rsquo;argument du ballet, jug&amp;eacute; trop  &amp;laquo;&amp;nbsp;barbare&amp;nbsp;&amp;raquo; (le sacrifice d&amp;rsquo;une jeune fille aux forces printani&amp;egrave;res)  et &amp;agrave; la chor&amp;eacute;graphie, jug&amp;eacute;e trop lascive. Ce fait prouve que la musique n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait  pas en cause dans la violence des r&amp;eacute;actions d&amp;rsquo;une partie du public du Th&amp;eacute;&amp;acirc;tre  des Champs-Elys&amp;eacute;es, ce soir de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1913, mais bien le ballet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots exacerb&amp;eacute;s&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La psychologie cognitive le  sait bien&amp;nbsp;: la musique permet de mieux m&amp;eacute;moriser un texte et l&amp;rsquo;on se  rappelle souvent des paroles par la musique, et non le contraire.&lt;br&gt;
  En amplifiant ou en  modifiant l&amp;rsquo;articulation de la parole par un rythme qui &amp;eacute;chappe &amp;agrave; la simple  &amp;eacute;locution, la musique transforme les mots. Ceux-ci acqui&amp;egrave;rent une vibration  nouvelle et singuli&amp;egrave;re qui peut r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler des sentiments et &amp;eacute;motions &amp;eacute;trangers &amp;agrave;  la parole normale. De plus, l&amp;rsquo;enveloppe rythmique, harmonique, m&amp;eacute;lodique et les  timbres instrumentaux d&amp;eacute;gag&amp;eacute;s par l&amp;rsquo;orchestre peuvent exacerber leur contenu,  explicite ou latent.&lt;br&gt;
  Le compositeur doit en &amp;ecirc;tre  conscient et doit pouvoir dompter le texte avant d&amp;rsquo;y surimposer son propre  discours musical, et ceci, quelle que soit la qualit&amp;eacute; dudit texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;u&gt;Des mots puissants&lt;/u&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pouvoir de la musique  sur les mots est tel qu&amp;rsquo;il a pu inscrire certaines &amp;oelig;uvres lyriques au fronton  de l&amp;rsquo;Histoire. Ainsi l&amp;rsquo;air fameux &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Amour  sacr&amp;eacute; de la patrie&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; enflamma &amp;agrave; un tel point le public bruxellois du  Th&amp;eacute;&amp;acirc;tre de la Monnaie  lors d&amp;rsquo;une repr&amp;eacute;sentation de l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ra &lt;em&gt;&lt;u&gt;La Muette&lt;/u&gt;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&lt;u&gt; de Portici&lt;/u&gt; &lt;/em&gt;du compositeur  fran&amp;ccedil;ais E.F.Auber, un soir de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 1831, qu&amp;rsquo;il provoqua des mouvements de  foule dans toute la ville, amor&amp;ccedil;ant la r&amp;eacute;volution qui aboutit &amp;agrave; l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance  de la Belgique  (occup&amp;eacute;e par les troupes n&amp;eacute;erlandaises) en l&amp;rsquo;espace de quelques jours.&lt;br&gt;
  Cette anecdote mise &amp;agrave; part,  le compositeur de musique vocale sait quels effets il pourra produire sur  l&amp;rsquo;auditeur. La musique, art du partage par excellence, permet aux mots, port&amp;eacute;s  par une voix de chair, de s&amp;rsquo;adresser &amp;agrave; l&amp;rsquo;intimit&amp;eacute; de chacun.&lt;br&gt;
  Son travail implique  &amp;eacute;galement l&amp;rsquo;auteur du texte qui peut tr&amp;egrave;s bien ne pas se reconna&amp;icirc;tre dans la  fa&amp;ccedil;on dont le musicien aura adapt&amp;eacute; son discours. D&amp;rsquo;o&amp;ugrave; les r&amp;eacute;ticences de  certains hommes de lettres &amp;agrave; voir leurs &amp;oelig;uvres mis en musique. Ils savent bien  qu&amp;rsquo;en introduisant un second discours, musical celui l&amp;agrave;, le compositeur risque  d&amp;rsquo;alt&amp;eacute;rer l&amp;rsquo;intelligence du leur voire, de le d&amp;eacute;figurer.&lt;br&gt;
  C&amp;rsquo;est pourquoi le  compositeur doit humblement avoir peur de la puissance que son art conf&amp;egrave;rera  aux mots qu&amp;rsquo;il choisit d&amp;rsquo;adapter afin de mieux les appr&amp;eacute;hender. Cette  appr&amp;eacute;hension sera la condition pr&amp;eacute;alable &amp;agrave; leur sublimation par la musique.&lt;/p&gt;</content>
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